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Dossier Des circuits locaux aux marchés internationaux

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Euralis, un des précurseurs des ventes en circuit court avec ses Tables des producteurs, affiche en 2020 un CA en hausse de 28 %, et même 50 % entre avril et août, à la suite du premier confinement.

Nouvelle Aquitaine et Occitanie travaillent main dans la main sur de nombreux sujets transversaux, notamment dans les filières semences et agroalimentaire. Leurs projets de R&D foisonnent également.

En Occitanie et Nouvelle Aquitaine, les cartes de la filière semences ont été largement rebattues en 2020. Avec la fusion, au 1er septembre, d’Euralis semences et de Caussade semences Group, qui a donné naissance à la société Lidea, c’est une grande partie des coops du Sud-Ouest qui se retrouvent associées à ce nouveau poids lourd de la profession, classé au top 10 des semenciers mondiaux en grandes cultures. Euralis...
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Bientôt un nouveau silo pour Aquitabio

Née début 2019, la SAS Aquitabio continue sa croissance. Elle est composée des coopératives Océalia, Sèvre et Belle, Cap Faye, Natéa, CEA Loulay et Union Entente des coopératives (composée de neuf coops). Si jusqu’à présent les volumes étaient stockés chez les coops membres, un silo va voir le jour à Beauvoir-sur-Niort (Deux-Sèvres). Dédié au bio et d’une capacité de 11 500 t, il devrait être terminé en mai 2021. Le silo sera composé de cellules isolées et fermées, de deux fosses de réception, deux boisseaux de chargement de 60 et 120 t, d’un séchoir gaz et de deux nettoyeurs. Le budget total est de près de 5,8 M€, dont 1,2 M€ de subventions. Pour sa première année, Aquitabio a collecté 18 000 t, pour un CA de 3,47 M€. « Le résultat de  16 000 € est légèrement négatif. En effet, le Covid-19, sur la deuxième partie de la campagne, engendrant de moindres sorties de marchandises, impacte le stock de fin d’exercice et le résultat », précise Aquitabio.

Au Naca, une assurance pour garantir un revenu à l’agriculteur
p.schuber, © p.schuber

Hormis la séparation conseil et vente, le sujet le plus d’actualité pour les négociants du réseau Naca, c’est le déploiement d’une assurance paramétrique (aussi appelée assurance indicielle) pour les producteurs. Contrairement à une assurance classique, qui couvre les pertes réellement causées, l’assurance paramétrique est basée sur un montant forfaitaire et contractuel défini en amont. Ainsi, quand le rendement de l’agriculteur passe en dessous d’un certain seuil, en fonction notamment d’un potentiel de rendement départemental, il est indemnisé. « L’objectif, pour l’agriculteur, c’est d’assurer un revenu », appuie Patricia Ranouil, directrice du Naca (photo). Le dispositif répond aussi à des inquiétudes des négociants sur les situations financières des exploitations. « On est inquiets pour la fin d’année, confie la directrice. Il y a le Covid, mais surtout les problèmes de rendement, la sécheresse… » La récolte 2020, très mauvaise, risque de mettre à mal les trésoreries. « C’est pire que 2016, témoigne Bruno Martin, directeur du négoce Néolis. Sur l’été, on fait  38 %. Heureusement, la récolte de tournesol a été belle, et le maïs normal. Au global, cela fait  24 %. »

Poitou-Charentes : l’export, un poids lourd

En Poitou-Charentes, comme ailleurs, les filières qualité se développent. Mais l’export reste un poids lourd, avec le port de La Pallice tout proche (photo). Chez Océalia, la moitié des volumes de céréales collectés sont concernés. « La proximité portuaire est un atout », reconnaît Thierry Lafaye, directeur général. L’exercice 2019-2020 a été bien rempli pour le groupe coopératif. La fusion opérationnelle avec la coopérative Natéa, concernant les métiers, les systèmes d’information ou encore les comptabilités, a eu lieu en juin 2020. En janvier 2020, le groupe a acquis 75 % du capital du spécialiste du snacking et des graines salées pour apéritif Menguy’s, qui rejoint l’activité pop-corn dans un nouveau pôle agroalimentaire.

Nouvelle polco chez Océalia

Côté appros, Océalia a opéré une refonte complète de sa politique commerciale, en vue notamment de la séparation conseil et vente phytos. Sur le sujet, elle a choisi, comme beaucoup, la vente. Depuis l’automne 2019, « des contrats de services sont proposés aux adhérents, avec différents niveaux d’engagement », résume Thierry Lafaye. L’idée, c’est de proposer un package de services adaptés à l’agriculteur, et notamment la mise à disposition de données issues d’outils d’aide au pilotage de l’exploitation. « L’approche est globale », appuie le directeur. En ligne, la coopérative déploie la plateforme digitale d’e-commerce Aladin élaborée par InVivo. « Avec deux canaux, digital et classique, nous allons améliorer notre efficacité et la satisfaction de nos adhérents », explique Thierry Lafaye, notamment concernant la gestion des flux des approvisionnements.

Deux nouveaux adhérents Naca

Côté négoce, le réseau Négoce agricole Centre-Atlantique, dirigé désormais par Patricia Ranouil qui a pris la suite de François Gibon, a accueilli en 2020 deux nouvelles entreprises, portant le nombre d’adhérents à 112. Il s’agit de Bio Crop services avec un silo dans la Creuse, et Acti bio dans la Vienne. Toutes deux sont spécialisées dans le bio, dont les volumes sont en croissance. La certification HVE se développe en viticulture, mais peine en grandes cultures, notamment en l’absence de plus-value à la commercialisation. Le Naca poursuit ses actions de communication dans le cadre de Vert l’avenir.

« Nous sortons une huile premium en bouteille »
François Pignolet, DG de Centre Ouest céréales,

« Le confinement nous a frappés de plein fouet avec une extrême violence. Du jour au lendemain, la consommation de biodiesel s’est arrêtée net. Heureusement, nous avons trouvé du stockage rapidement pour que l’usine de trituration continue de fonctionner. Il y a deux ans, nous avons investi dans une chaîne de production d’huile alimentaire. Aujourd’hui, un tiers de notre fabrication, soit 30 000 t d’huile, suit ce débouché. Nous venons de sortir une huile premium en bouteille, vendue en épicerie fine. Nous innovons également dans le biodiesel en lançant notre propre B100, sous la marque COC100, avec un contrat bas carbone pour les agriculteurs. »

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