Rares sont les communications et prises de parole sans référence à la transition agroécologique. Avec notre baromètre ADquation-Agrodistribution, nous avons voulu mesurer de façon synthétique le ressenti sur le niveau d’information détenu autour de ce terme.

Sur 403 agriculteurs enquêtés, ils sont en moyenne 60 % à considérer être globalement bien informés, avec plus de 65 % chez les plus de 150 ha, dans l’Ouest et chez les agriculteurs ayant pour distributeur principal une coopérative. Et on observe même un 63 % chez les plus de 50 ans, les plus jeunes affirmant être moins informés (55 %), ce qui pourrait étonner.

Ce sondage ne laisse pas indifférent. D’une part, sur la façon dont peut être interprété le terme de transition agroécologique : qu’est-il entendu derrière ? Question qui mériterait un nouveau baromètre.

Améliorer la communication vers l’agriculteur

D’autre part, il interpelle certains acteurs de la distribution agricole comme Nicolas Pugeaux, chargé de mission eau et environnement au Naca (organisation syndicale du négoce agricole Centre-Atlantique). Notamment sur le fait que les agriculteurs ayant pour distributeur principal un négoce sont 47 % à estimer ne pas être suffisamment informés sur la transition agroécologique, contre 37 % selon la moyenne du sondage.

« Ce résultat interpelle sur la communication que nous pouvons avoir sur un sujet que nous traitons depuis plusieurs années. Votre panel est représentatif. Ce sondage démontre donc qu’il y a des choses à faire en termes de communication pour apporter des éléments qui permettent aux agriculteurs de les raccrocher à la transition agroécologique et mieux définir cette notion. » D’autant plus que le Naca s’investit depuis trois ans dans la démarche Vert l’Avenir qui vise à promouvoir les bonnes pratiques agricoles, notamment auprès des médias. « Les actions mises en avant peuvent toutes être reliées à cette notion de transition agroécologique », pointe Nicolas Pugeaux.

Hélène Laurandel