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Lorca optimise la gestion de ses déchets

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Lorca optimise la gestion de ses déchets

Lors de l’extension de sa plateforme logistique, le groupe Lorca a conduit une réflexion sur la gestion des déchets pour des raisons économiques et environnementales.

«Mieux gérer les déchets est un sujet qui nous touche d’un point de vue éthique et qui rentre pleinement dans notre démarche RSE, souligne Jean-Noël Rivat, directeur des opérations du groupe Lorca. Leur élimination représente également un coût important et la réglementation nous oblige à trier de plus en plus. Et l’extension de notre réseau de jardineries de 35 à 55 magasins engendrait mécaniquement un volume de déchets plus important. » L’optimisation de la gestion des déchets conduite lors de l’extension de la plateforme logistique de Lemud s’est déclinée en trois volets : mieux trier les déchets, mieux les valoriser et réduire leur volume.

Mieux trier les déchets

Auparavant, en dehors des déchets ultimes (c’est-à-dire non dangereux mais non recyclables), quatre matériaux étaient déjà valorisés (bois, métal, plastique mou et carton) après compactage au niveau de la déchetterie de Lorca pour réduire les volumes à transporter. Le groupe a investi 190 000 € pour la réaménager. Depuis début 2021, elle compte deux tris supplémentaires avec une benne pour déchets verts (plantes et terreau) et un compacteur pour les plastiques durs, deux déchets qui partaient jusqu’alors dans la benne des déchets ultimes. Un plan d’investissement sur trois ans va permettre d’équiper chaque magasin d’une petite benne spécifique pour déchets verts. Quinze l’ont déjà été en 2021 pour un coût total de 15 000 €. « Une fois pleines, elles sont rapatriées sur la plateforme logistique et leur contenu est déversé dans la grande benne à déchets verts », explique Cynthia Noirez, responsable environnement. Deux nouveaux compacteurs pour le carton (dont un pour remplacer l’ancien) ont aussi pris place. Autre changement : alors qu’avant, tous les produits étaient envoyés de la plateforme logistique aux magasins complètement emballés, les plus petits d’entre eux sont désormais déconditionnés avant envoi. Leurs emballages sont ainsi traités sur place.

Mieux les valoriser

Tous les déchets sont transportés de la plateforme vers leur destination finale par Lorca sauf la ferraille. Les plastiques et cartons sont recyclés par un prestataire régional avec un droit d’entrée de 30 €/t. « S’ils sont bien triés, ils nous sont rachetés respectivement 60 €/t et 90 €/t à ce jour. Mais s’ils le sont mal, leur élimination nous coûte 150 €/t, d’où l’intérêt de bien trier dès le départ vu les volumes (64 t de plastique mou et dur, et 180 t de carton en 2021). » Les déchets verts (31 t en 2021) sont transformés en compost par la déchetterie de Metz pour un coût de 30 €/t contre 150 €/t quand ils partaient en déchets ultimes. Le bois est repris gratuitement (365 t en 2021). Le métal (37 t en 2021) est recyclé par un prestataire local sans coût particulier et avec un prix de rachat en fonction du cours du métal.

Réduire les volumes

« Il nous reste les déchets ultimes (290 t en 2021), dont on tente de réduire les volumes vu le coût d’élimination (150 €/t). Mais la réflexion est complexe car il n’est pas simple de réduire les emballages sans dégrader le produit. » Quelques pistes restent encore à explorer : réparer les palettes abîmées pour une seconde vie, remplacer les pots de fleurs en plastique dur par des pots biodégradables…

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Jean-Noël Rivat, directeur des opérations, et Cynthia Noirez, responsable environnement : « Notre objectif est de réduire au mieux l’empreinte environnementale du groupe tout en cherchant à en diminuer le coût. », C. Urvoy © C. Urvoy
Le bilan

Les salariés impliqués dans le projet depuis presque trois ans sont maintenant bien sensibilisés au tri. Si le volume de déchets n’a pas diminué du fait de l’augmentation de l’activité, ceux-ci sont mieux triés et 31 t de déchets verts et une partie des plastiques sont sortis des déchets ultimes. « Il nous est compliqué d’estimer quelle économie financière a été réalisée en triant mieux, car la valorisation du carton et des plastiques est très liée aux cours fluctuants des matières premières. Toutefois, notre objectif n’est pas de gagner de l’argent mais de réduire au mieux l’empreinte environnementale du groupe, tout en cherchant à en diminuer le coût », conclut Jean-Noël Rivat.

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