Les dispositions en termes de transition énergétique donnent un nouvel élan à la filière biocarburants, dont le bioéthanol. Si l'objectif d'énergies renouvelables en 2020, tous secteurs compris, est fixé à 23 % en France (20 % en moyenne dans l'UE), en matière de transport, il est de 10 %, et pour 2030, de 15 %. À ce jour, on serait sur une ligne visant un taux de 9,5 % en 2020, voire plutôt 8,5-9 % car le facteur multiplicateur pour l'électricité renouvelable est revu à la baisse par la nouvelle directive européenne.

Pour accompagner cette dynamique, la loi de finances a prévu un passage du taux d'incorporation minimum de bioéthanol dans l'essence de 7,5 % en 2018 à 7,9 % en 2019 et 8,2 % en 2020 (voir ci-contre). Ce taux inclut les volumes d'E5, d'E10 et d'E85. L'E85 devrait progresser de 40 à 50 % en volume cette année en regard des 182 000 m3 en 2018, avec 200 à 300 nouvelles stations servant ce carburant, s'ajoutant aux 1 106 actuelles. Plusieurs boîtiers E85 ont été homologués et de nouveaux véhicules flex-fuel d'origine arrivent sur le marché comme un SUV de Ford. L'E10 devrait dépasser les 50 % de part de marché en essence, contre 43 % actuellement.

H. L.