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Agrivoltaïsme : un nouveau partenariat pour Océalia

« Nous sommes très heureux de déployer ce concept innovant, qui renforce le bien-être animal, améliore les conditions de travail des éleveurs et contribue à la stabilité économique des exploitations, tout en produisant de l’électricité propre et locale », vante Stéphane Michaut (à g.), directeur grands projets de Tenergie, au côté de Denis Mathé, président d'Océalia.

Après TSE, c’est au tour de Tenergie de s’associer avec le groupe coopératif Océalia pour le développement d’une douzaine de projets de volières photovoltaïques.

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Après la signature d’un partenariat avec TSE en janvier dernier, Océalia remet ça avec Tenergie, développeur et producteur français d’énergies renouvelables basé à Fuveau (Bouches-du-Rhône). L’entreprise travaille notamment avec Eurea ou encore Racine, filiale du groupe Perret.

Avec Océalia, l’objectif est de déployer des volières agrivoltaïques sur une dizaine de sites d’élevage de volailles et petits gibiers, notamment de poules pondeuses, chez des adhérents de la coopérative. « Ces projets d’une puissance unitaire d’environ 10 MWc visent un objectif global de plus de 100 MWc à horizon deux à trois ans, ce qui équivaudra à la consommation électrique annuelle de près de 25 000 foyers », indiquent les protagonistes dans leur communiqué.

Entre 6 et 12 ha de surface

En pratique, « il s’agit d’ombrières disposées sur le parcours des volailles, à la sortie des bâtiments, pour offrir des zones ombragées aux volailles, améliorer leur répartition sur le parcours, conserver l’enherbement et éviter le dessèchement », explique à Agrodistribution Emmanuel Séné, responsable marketing et projets stratégiques. Les structures sont aussi équipées de filets qui « sécurisent l’espace d’élevage contre les intrusions extérieures et les prédateurs, et limitent les risques de contact direct avec la faune sauvage », précise Océalia.

La surface moyenne par ferme sera comprise entre 6 et 12 ha, « en fonction du contexte des élevages qui seront concernés : ces surfaces correspondent à des élevages de 15 à 30 000 poules plein air », chiffre Emmanuel Séné.

Investissement pris en charge par les partenaires

Les agriculteurs ne paient rien : avec Tenergie, le groupe coopératif porte intégralement l’investissement, au travers d’une co-entreprise, chargée de développer et d’exploiter les installations photovoltaïques. Quant à un chiffrage des gains pour les agriculteurs, « nous ne communiquons pas sur ces éléments car ce montant est très lié à la configuration de chaque projet », répond Océalia, précisant que « cette rémunération va dépendre de la situation géographique (pente du terrain, inclinaison possible des panneaux, orientation nord-sud), de la surface de panneau installée, mais aussi de la distance du projet au poste de raccordement où l’électricité sera injectée dans le réseau ».

« En intégrant la production d’énergie solaire à l’élevage de volailles et petits gibiers, nous offrons à nos agriculteurs un levier de diversification sécurisant, répondant aux attentes sociétales sur le bien-être animal et l’énergie propre », souligne dans le communiqué Mathieu Staub, directeur général d’Océalia.

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