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Ça bouge dans les semences

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Ça bouge dans les semences

Fusion d’entreprises, accès à la recherche, protection des semences, biodiversité, le monde des semences est en effervescence ces dernières semaines, sur fond de besoin de financement et de questionnement de la société. Par Blandine Cailliez

Même si le secteur des semences est moins concentré que d’autres activités, il a enregistré ces derniers mois deux évènements importants : la fusion d’Euralis semences et Caussade semences Group pour donner naissance à Lidea (lire p. 8), et le regroupement des activités semences de Terrena avec sa filiale Jouffray-Drillaud pour former Cérience (lire ci-contre).
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Des solutions inédites pour financer la recherche sont imaginées, notamment par Thierry Momont, président de la section céréales à paille et protéagineux à Semae.,
« Le progrès doit être financé par tous »

Le financement de la recherche est une question soulevée de longue date, en particulier en céréales à paille. Une première réponse a été la création de la CVO, cotisation volontaire obligatoire sur les semences de ferme, qui a été remplacée il y a un an par la Criv, contribution à la recherche et à l’innovation variétale. Mais le montant collecté n’est pas suffisant. Thierry Momont, président de la section céréales à paille et protéagineux à Semae, propose une solution complètement innovante. « Si l’on souhaite trouver des solutions génétiques pour préserver les rendements, s’adapter au changement climatique, accroître la qualité, il faut se poser la question du financement de la recherche, indique-t-il. Il n’est pas juste que les agriculteurs soient les seuls à la financer. Il faut un financement équitable qui doit reposer sur l’ensemble de la société, jusqu’au consommateur. Car le progrès doit être partagé par tous et financé par tous. » Il estime aussi que les axes de sélection demandés par les agriculteurs, les filières et la société sont multiples et qu’on en demande sans cesse de nouveaux aux sélectionneurs. « Il est nécessaire de cibler les priorités ; les semenciers ont besoin de schémas directeurs cohérents. »

Les betteraves sucrières sont parmi les cultures les plus touchées par le gel de début avril, avec le lin. La CGB estime entre 30 000 et 50 000 ha sur 370 000 ha les surfaces qui ont dû être ressemées., ITB © ITB
Lidea fait ses débuts… un peu chahutés

Créé en septembre 2020, Lidea (fusion Euralis semences Caussade semences Group [CSG]) a passé ses premiers mois d’existence à se réorganiser autour de deux marques pour la France. La première, Lidea, propose des solutions multi-espèces (maïs, tournesol, colza, soja, sorgho, céréales, fourragères et plantes de service) et est portée par 38 collaborateurs répartis dans quatre régions, sous la responsabilité de Joris Combe, le directeur commercial. La seconde, Caussade semences Pro, est une marque B to B sur mesure pour la distribution avec une offre plus réduite d’espèces hybrides (maïs, tournesol, sorgho) et des semences de base pour les cultures de soja et céréales à paille. L’équipe dédiée compte 12 personnes dans trois régions, sous la houlette de Jean-Luc Fitamant, directeur commercial. En céréales à paille, la marque Actisem de CSG continue d’exister en 2021 et se fondra dans l’offre Lidea en 2022.

Fin mars, alors que les producteurs multiplicateurs de semences d’Occitanie attendaient de connaître la teneur des contrats proposés par Lidea, mécontents du « manque de dialogue », ils se sont réunis à 150 devant les locaux de CSG à Caussade (82) pour manifester (photo). « Nous refusons de signer des contrats sans connaître la variété à semer et le rendement de référence », revendiquaient-ils. « Il restait, en effet, à finaliser le cadre contractuel harmonisé que nous voulions proposer sur l’ensemble du territoire de production. Tout n’était pas calé, reconnaît Cédric Poeydomenge, directeur de la communication de Lidea. Mi-avril, nous avons commencé des réunions de concertation avec les représentants des syndicats de producteurs, pour parler des rendements de référence et du cadre de règlement de fin de campagne. Afin qu’il n’y ait plus d’incompréhension, nous poursuivrons ces échanges toute l’année. »

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