« La fébrilité vécue sur les filières est celle vécue dans le secteur des céréales en général. Certains agriculteurs sont bouleversés par la hausse des matières premières depuis la crise du Covid. Ils ne savent plus trop où ils en sont et se demandent si les contraintes induites par les filières comme CRC valent la peine, étant donné les prix par ailleurs. Tous les repères sont brisés. Est-ce que cela va entraîner une érosion des volumes ou la filière va-t-elle tenir ? Nous n’arrivons pas à voir une tendance de fond. Certes, nous avons eu des alertes, mais également des remontées pas du tout alarmistes. Pour la récolte 2022, il y a un risque d’érosion sur le papier mais je pense que ce sera ultramarginal et qu’à l’automne, on constatera qu’il n’y en a pas : nos volumes seront en très légère augmentation ou au même niveau environ 600 000 t de blé tendre  en fonction des déclassements.

En outre, le conseil d’administration du GIE CRC a pris la décision, début juin, de faire passer le montant de la prime recommandée de 21 à 36 €/t, uniquement pour la récolte 2023, afin de soutenir les agriculteurs qui peuvent être dans un questionnement, les inciter à tenir bon. L’effet ciseau à venir milite pour aller chercher le maximum avec une prime qui vient récompenser un travail supplémentaire et qui est déconnectée des prix de marché. »

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