Le plan protéines est sans aucun doute passé par là. Alors que l’an dernier, les protéines végétales n’étaient qu’en troisième position dans cette même enquête ADquation, les voici en numéro 1 : 63 % des agriculteurs y croient (contre 55 % en mars 2020), et même 68 % pour les producteurs de grandes cultures et chez ceux exerçant dans le Nord-Est. « Les cultures protéines, des filières d’avenir pour la région Hauts-de-France », c’était d’ailleurs le thème de la demi-journée organisée par Agro-Transfert le 28 septembre dernier. Soufflet et Noriap y intervenaient. « Nous avons relancé des espèces comme le pois chiche et la lentille, et nous nous intéressons à la féverole », expliquait Amaury Demeestere, responsable commercial chez Soufflet alimentaire, qui vient d’investir 5 M€ dans un équipement de turbo-séparation pour obtenir notamment des farines de féveroles enrichies en protéines.

« Chez Noriap, nous portons ces filières car la demande des consommateurs en protéines végétales produites localement est de plus en plus forte, aussi bien en alimentation humaine qu’en aliment du bétail, pointait Matthieu Beyaert, responsable céréales. Nos clients sont à la recherche de protéines végétales parfaitement tracées et sans gluten. Mais la rentabilité pour les agriculteurs n’est pas suffisante. »

Concernant les autres filières, pas de réel changement. Mis à part que la HVE semble pâtir quelque peu des débats actuels puisque 15 % des agriculteurs (contre 22 % l’an dernier) en sont tout à fait convaincus.