Les confinements de l’année 2020 n’auront pas eu raison du bio, qui continue sa croissance à deux chiffres : + 10,4 % pour la consommation (13,2 Mds€), malgré un recul de 21 % en RHD, et + 12 % pour les surfaces à la fois en bio et en conversion (2,55 Mha). Si l’on se focalise uniquement sur les surfaces certifiées, les plus grandes progressions viennent des grandes cultures (+ 29 % en un an, soit 5,9 % de la SAU grandes cultures), de la vigne (+ 16 %), des légumes frais (+ 19 %) et des fruits (+ 13 %). La directrice de l’Agence bio, Laure Verdeau, tient d’ailleurs à faire une mise au point : « Malgré le boom de la consommation, le taux d’importation des produits bio demeure stable à 33,5 %. »

Les grandes cultures rattrapent leur retard

« En cinq ans, les surfaces bio ont doublé », se félicite le président de l’agence, Philippe Henry, qui insiste notamment sur « la dynamique importante en vigne » et « un marché des grandes cultures qui rattrape son retard et est en train de s’équilibrer ». Malgré tout, avec 9,5 % de la SAU bio, « l’objectif de 15 % de la SAU à l’horizon 2022 ne sera pas atteint », confirme-t-il. Le rythme de conversion serait en effet trop faible, et « si on se projette en 2030 [NDLR : selon l’objectif européen de 25 % de la SAU], il va falloir passer de 250 000 ha à 400 000 - 450 000 ha de conversion par an. Ce qui signifie qu’il va falloir être accompagné par l’action publique pour cela. »