Ce sont 65 spécialistes des marchés internationaux qui ont participé à la rédaction du 36e rapport Cyclope, sous la direction de Philippe Chalmin et d’Yves Jégourel, aux éditions Économica. Comme le laisse entendre le titre du rapport achevé au printemps 2022, une page se tourne sur “le monde d’hier”, laissant place à un marché sous pression, marqué par les crises énergétiques, logistiques et agricoles. Ces dernières résultent des tensions géopolitiques actuelles liées à la pandémie et aux conséquences du changement climatique, exacerbées par la guerre en Ukraine.

Philippe Chalmin temporise néanmoins : « Nous sommes montés cette année à un maximum de 430 € la tonne de blé. Pas de raison que le prix continue à augmenter, sauf catastrophe climatique ; il pourrait même diminuer. »

Ukraine et chine fragilisent l’offre

L’Ukraine et la Chine ont rebattu les cartes de l’offre mondiale. Pour exemple, l’Ukraine a seulement exporté 1 Mt de céréales en avril 2022 alors que sa capacité d’exportation habituelle est 6 fois plus élevée. La Chine a, quant à elle, joué un rôle déterminant dans la hausse des prix des grains et oléagineux avec une importation inattendue et inexpliquée de 62 Mt en 2021.

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