Connue pour sa filière lin autour des oméga 3, Valorex développe également des noyaux protéiques à base de féverole ou soja. La société veut monter en puissance sur ces productions, en triplant ses surfaces sous contrat pour atteindre 15 000 ha d’ici trois à cinq ans, soit 50 000 à 60 000 t.

Valorex aménage ainsi son site de Combourtillé (Ille-et-Vilaine) afin de pouvoir procéder à davantage d’allotements et stocker, par exemple, plusieurs variétés de féverole. Et elle va s’appuyer sur ses quatre usines partenaires : ProMash, en Aveyron, avec Arterris et RAGT ; Ekoranda, dans la Vienne, avec Terrena ; les Ets Chays dans le Doubs ; le GIE SVP avec Tromelin et Eureden en Bretagne. Ce dispositif est complété par un atelier en bio avec Feedex en Ille-et-Vilaine.

Valorex compte aussi élargir le périmètre à toute région pour laquelle les protéagineux peuvent présenter un atout, à l’image du Centre ou de la zone Nord. Quant à acter d’autres partenariats industriels, des réflexions sont en cours.

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« Une alternative bénéfique »
Stéphane Douabin, responsable développement végétal chez Valorex,

« Nous souhaitons participer à réduire les importations de tourteaux de soja en valorisant des protéines végétales locales non OGM. La hausse actuelle des matières premières n’est d’ailleurs pas un frein pour Valorex. Et celle de certains marchés comme les engrais azotés est considérée plutôt comme une opportunité pour développer les cultures protéagineuses qui n’ont pas besoin d’azote et laissent des reliquats azotés pour la culture suivante. Ainsi, une étude de l’Inrae en Bretagne démontre que l’introduction d’une légumineuse dans la rotation permet d’augmenter la marge brute du blé suivant de près de 120 €/ha. Nous souhaitons proposer une alternative bénéfique pour la rotation tout en soulignant la nécessité d’inscrire alors ces productions dans la durée. D’autant que notre démarche va aussi dans le sens du durable puisqu’elle participe à construire des filières de production et de valorisation comme Bleu Blanc Cœur. C’est pourquoi nos contrats garantissent un prix minimum dans l’intérêt du producteur de graines et maximum dans l’intérêt de l’éleveur. »