En 2020, chaque français a ingéré 224 œufs (soit 6 de plus qu’en 2019), ce qui constitue un record. Les achats pour la consommation à domicile ont en effet bondi de 11 % en volume par rapport à 2019, en raison d’« un fort retour au fait maison », souligne l’interprofession (CNPO). Cette hausse se poursuit d’ailleurs en 2021, avec des achats en progression de 4 % sur les deux premiers mois de l’année (par rapport à la même période en 2019). En revanche, les ventes ont chuté de 5 à 10 % pour les ovoproduits destinés aux IAA, et surtout de 25 à 40 % pour les ovoproduits et les œufs coquille à destination de la RHD.

La France n° 1 Européen

Au global, la France confirme sa première place européenne avec 15,7 milliards d’œufs produits (+ 4,9 %), et retrouve même une balance commerciale excédentaire en valeur, en gagnant des parts de marché en Espagne et au Royaume-Uni.

Autre bouleversement, celui des modes d’élevages des poules pondeuses. L’objectif fixé par l’interprofession d’avoir une poule sur deux en élevage alternatif (sol, plein air, label rouge, bio) a été atteint dès 2019 (53 %) et largement dépassé en 2020 (64 %). Cette accélération de la transition vers les élevages alternatifs au détriment des cages aménagées se confirme sur les deux premiers mois de 2021, avec déjà + 30 % d’œufs au sol (et  13 % d’œufs standards) dans les achats pour le domicile.