Si les usines n’ont jamais fermé durant la crise sanitaire, le secteur amidonnier a subi une baisse de son chiffre d’affaires de 6 % en 2020, à 2,91 Mds€, imputable au recul des exports vers l’UE, expose Mariane Flamary, nouvelle déléguée générale du syndicat Usipa.

Mais l’activité est repartie à la hausse depuis le début de l’année 2021, tirée par une demande soutenue, permettant de remplir les carnets de commandes. La conjoncture est néanmoins « très exceptionnelle », estime Marie-Laure Empinet, présidente de l’Usipa : « On a une reprise économique inattendue par son ampleur, mais qui est fragilisée par des facteurs externes », à savoir le renchérissement combiné des matières premières agricoles, du gaz, des crédits carbone et du transport. D’autre part, la logistique doit faire face à des pénuries de chauffeurs routiers et de containers, engendrant un allongement des délais de livraison.

La moisson 2021 ne semble en revanche pas si inquiétante que prévue. « A priori, les volumes sont au rendez-vous, note Marie-Laure Empinet, et concernant la qualité, les échos sont moins mauvais que ce qu’on entendait au début. Les OS sont en train de faire un travail remarquable d’expertise des lots et d’homogénéisation de la qualité. On devrait y arriver. »