Depuis quatre ans à la direction générale du groupe coopératif Scael, Jean-Sébastien Loyer tient à offrir un cadre de travail agréable à tous les collaborateurs et à être dans une écoute attentive de leurs idées et des signaux faibles pour agir rapidement. Une façon d’être qui ne peut que contribuer à l’attractivité de l’entreprise dans un contexte de tension sur l’emploi.

Vous avez à cœur de faire de vos collaborateurs une priorité. Comment se traduit cette intention au quotidien ?

Par leur reconnaissance, par le management qui leur laisse l’espace suffisant pour exprimer leurs idées au quotidien car nous les considérons comme des « intrapreneurs ». Il n’y a pas de tabou dans l’entreprise. Chacun est brillant et a plein d’idées. Aussi est-il essentiel de les entendre. Ainsi, depuis deux ans, un petit-déjeuner d’échanges est organisé une fois par mois et les salariés y sont invités. Divers thèmes sont abordés et chacun peut proposer des sujets. J’y prends peu la parole et n’y participe pas toujours pour laisser les collaborateurs s’exprimer.

Vous accordez en fait la même attention à tous ?

Chaque fonction est en effet importante. Une entreprise marche avec tous les hommes et femmes qui la composent. Je veille à ce qu’il n’y ait pas de barrière entre nous, considérant que nous sommes tous au même niveau avec, bien sûr, chacun ses fonctions et responsabilités. Nous avons, par exemple, élaboré un plan de rénovation de nos 55 sites pour que chacun puisse travailler dans de bonnes conditions et ait les mêmes avantages que ceux du siège. Lancée depuis deux ans, cette initiative prévoit de rénover une dizaine de silos par an. Personne ne doit se sentir délaissé, quel que soit le lieu de travail. Je me pose d’ailleurs toujours la question : « Comment je ressentirais la situation si j’étais à leur place ? » ; c’est comme cela que je fonctionne. C’est pourquoi j’accorde tant d’importance à l’écoute. Ainsi, une fois par trimestre, nous allons à la rencontre des chefs de silo de chacune de nos trois régions, afin d’échanger en toute simplicité sur ce qui est à améliorer. Et derrière, nous posons les actions nécessaires.

Cette dynamique aide-t-elle vos démarches de recrutement ?

Tout cela finit par se savoir et facilite certainement le recrutement. Nous avons, en outre, lancé en octobre la série vidéo « Parlons métiers » qui donne la parole à des collaborateurs pour faire découvrir leur métier aux autres salariés du groupe et aussi à l’extérieur. Cela contribue à la promotion interne à laquelle nous sommes très attachés. Si on n’a pas pu offrir un poste que l’on aurait pu proposer, c’est que l’on a raté quelque chose. Nous souhaitons aussi développer l’esprit d’appartenance par diverses initiatives comme, cette année, un calendrier de l’avent virtuel qui fait gagner des lots dont un repas préparé par le DG, donc moi ! Si les salariés se sentent bien là où ils sont, notre taux d’absentéisme est plutôt bas, vers 1,70 %, ils vont en parler autour d’eux. Et cela participe à donner envie de nous rejoindre. Nos collaborateurs sont nos meilleurs ambassadeurs.

Par ailleurs, nous entretenons des relations avec les écoles. Je suis ainsi allé à l’Esa d’Angers parler de notre activité et de nos métiers. Et nous avons 10 % de notre effectif en alternants et en stagiaires. Si on n’est pas au contact de l’avenir que représentent ces jeunes, on aura du mal à le cerner.