La dynamique du marché des couverts devrait se renforcer avec la conjoncture haussière en engrais, qui remet le focus sur l’intérêt des couverts à base de légumineuses pour l’azote apporté dans la rotation. La valorisation de ces cultures à services multiples va d’ailleurs faire en 2022 l’objet d’un travail entre la section fourragères de Semae et les sections céréales et oléoprotéagineux et les instituts techniques.

Une fiche CEPP

Les semenciers s’attendent à un engouement sur les légumineuses et plus globalement sur les couverts aux atouts agronomiques, sanitaires et climatiques. « On nous demande des couverts pour produire des éléments fertilisants (N, P et K), compenser le manque de produits herbicides ou encore capter le carbone », commente un responsable marché.

La réalisation de fiches CEPP en semences joue aussi en faveur de ces cultures, telle la fiche action « Choisir un mélange multiservice en tant que couvert d’interculture pour réduire le recours aux produits phytos », parue en décembre 2021 et proposant une centaine de mélanges.

Une approche innovante

Ce marché devient plus technique aussi sur le plan des pratiques culturales avec, par exemple, des semis sous couvert d’une culture d’intérêt, et cherche à prendre du galon qualitativement. Ainsi, les solutions variétales se multiplient (lire ci-dessous), assorties d’un raisonnement pouvant être poussé économiquement, comme le propose Lidea. De son côté, Barenbrug va se positionner cet été sur une offre en grandes cultures décrite comme innovante.

L’intérêt pour les semis de trèfle blanc dans le colza (ici, essai RAGT semences) ou les céréales est en plein essor.,