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Océalia se lance dans l’agrivoltaïsme au côté de TSE

Denis Mathé, président d'Océalia, et Bertrand Drouot L'Hermine, directeur délégué de TSE, à l'occasion de la signature du partenariat, jeudi 22 janvier, à Cognac (Charente).

Un partenariat a été signé, jeudi 22 janvier à Cognac (Charente), pour produire, d’ici 10 ans, une puissance de 500 mégawatts crête (MWc).

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Après Dijon céréales, Noriap ou encore Eureden, c’est au tour d’Océalia de se lancer dans l’agrivoltaïsme au côté de TSE. Cette initiative a été officialisée, jeudi 22 janvier à Cognac (Charente), au siège du groupe coopératif néo-aquitain.

Une stratégie intégrée au Cap 2030

« Cette démarche s’inscrit dans notre stratégie Cap 2030 dont l’objectif est la création de valeur pour les adhérents, présente Mathieu Staub, directeur général d’Océalia. Aujourd’hui, l’agrivoltaïsme offre de nouveaux revenus possibles pour les agriculteurs tout en assurant le maintien de la production agricole. »

« Avec nos équipes, nous serons vigilants à garantir la juste rémunération des associés coopérateurs et à prioriser la vocation agricole des terres », complète Denis Mathé, président d’Océalia.

Le développement de l’agrivoltaïsme s’inscrit aussi dans le volet « adaptation au changement climatique » de la démarche Le Sillon responsable, dans laquelle Océalia encourage la transition des exploitations agricoles de ses adhérents. Il concernera aussi bien des projets d’élevage que de grandes cultures.

Une société commune

Au niveau du modèle économique, Océalia et TSE ont opté pour la création d’une société commune baptisée « Hormê ». Elle servira à partager les bénéfices liés à la création de valeur permise par les productions électrique et agricole. La coopérative y est actionnaire à hauteur de 30 % tandis que TSE détient le reste.

L’expertise agricole « connue et reconnue par TSE » a pesé dans la balance pour le choix du partenaire. « Nous avons senti chez eux une forte sensibilité au maintien de la production agricole », souligne le DG.

De son côté, Bertrand Drouot L’Hermine, fondateur et directeur délégué de TSE, se dit « très content » de travailler avec Océalia. « Ce partenariat nous permet de coupler l’expertise de l’agrivoltaïsme avec la connaissance intime du monde agricole qu’a la coopérative. » Qualifié de « gagnant-gagnant », il devrait profiter au territoire, aux agriculteurs et à la production d’électricité décarbonée.

500 MWc d’ici 10 ans

L’objectif fixé par TSE et Océalia est ambitieux : produire une puissance de 500 mégawatts crête (MWc) d’ici dix ans. Soit l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 120 000 ménages.

L’emprise au sol des panneaux représenterait 1 000 à 1 300 hectares, soit 0,3 % de la SAU cultivée par les adhérents d’Océalia. Chacun des futurs projets, déployés sur 15 à 20 ha chacun, offrira une puissance de 15 à 20 MWc et aura une durée de vie d’environ 40 ans.

Premiers projets en 2028

Pour les projets en grandes cultures, TSE pourra s’appuyer sur les retours d’expérience de deux démonstrateurs qu’elle va bientôt sortir de terre à Puyréaux (Charente) et à Saint-Palais-de-Phiolin (Charente-Maritime).

Si ces dispositifs expérimentaux n’impliquent pas directement Océalia, ils permettront de tester le « tracking agronomique ».
Orientés nord-sud, les panneaux suivront la course du soleil et leur inclinaison sera pilotable pour optimiser l’ombrage en fonction des stades clés de développement des cultures.

Les résultats obtenus serviront de référence locale pour bâtir les futurs projets avec Océalia, dont les premiers projets devraient sortir de terre d’ici 2028.

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