L’arrivée de Jean-Pierre Arcoutel, ex-président délégué de LCA Occitanie, à la tête de la structure, était dans l‘ordre des choses. À Boris Calmette, président viticulteur issu de Languedoc-Roussillon, succède ainsi un agriculteur en Gaec (ovins viande et lait, et porcs), producteur de noix (mais aussi de vin) à Rocamadour, dans le Lot, en Midi-Pyrénées. L’équilibre entre les deux anciennes régions administratives qui se sont réunies, il y a trois ans, est ainsi maintenu. À ses côtés, Ludovic Roux, président de la section des vignerons coopérateurs d’Occitanie, devient à son tour président délégué.

« Depuis le début, nous réfléchissons et construisons tout à 50/50, et nous avons passé outre nos origines régionales pour créer l’Occitanie, témoigne le nouveau président. L’important est de préserver une horizontalité dans le fonctionnement et de traiter tous les sujets. »

« Rester présent sur le territoire »

Également vice-président de LCA, au niveau national, et à la tête du comité des régions, Jean-Pierre Arcoutel propose pour l’Occitanie une feuille de route composée de trois piliers : faire ressortir l’approche sociale des coopératives, ne pas perdre de vue le volet économique et rester présent sur l’ensemble du territoire.

« Aller collecter le lait dans les montagnes ou le raisin sur les contreforts du Larzac, et garder des dépôts et des caves viticoles dans les petits villages, cela coûte cher, mais a toujours été une force de la coopération agricole qui est la seule à le faire, souligne-t-il. Nous répondons présent à tous les agriculteurs, même sur les sites les plus éloignés, et sommes de gros pourvoyeurs d’emplois. Nous devons préserver ces actions pour garder nos campagnes et notre agriculture vivantes. »

Attirer les jeunes

LCA Occitanie travaille aussi au renouvellement des générations. « Il faut donner envie aux jeunes de s’installer en créant des exploitations qui permettent de les faire revenir, reprend le président. On ne peut pas dire qu’on a les revenus les plus bas de la planète et susciter des vocations ! » La vente directe des produits locaux dans des corners installés dans les Lisa permet, par exemple, de répondre aux nouvelles orientations des JA, comme à la demande de la société.

De nouvelles missions

Enfin, LCA Occitanie a engagé une réflexion sur l’évolution de ses missions face aux nouvelles attentes sociétales, environnementales et bioéconomiques. L’organisme compte collaborer étroitement avec les instituts de recherche et mettre à leur disposition champs, vignes et troupeaux, afin de trouver, notamment, des adaptations aux changements climatiques.

Florence Jacquemoud
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