C’est avec la majorité des partenaires sociaux, CFE/CGC, CFDT, CFTC, FO et Solidaires Sdacoopa, que le groupe InVivo a scellé, le 4 novembre dernier, un accord concernant sa nouvelle organisation du travail dont la coconstruction a démarré avec le premier confinement.

Une très forte adhésion des syndicats

Une démarche qui a été totalement élaborée en digital, avec notamment deux enquêtes en ligne : un sondage conduit par la DRH via la plateforme collaborative maison CoLab et une enquête intersyndicale des syndicats signataires. « Nous avons eu au final une très bonne adhésion syndicale, puisque nous avons recueilli cinq signatures », commente Sébastien Graff, DRH d’InVivo.

Cet accord concerne 1 200 personnes sur les 1 500 collaborateurs éligibles au télétravail. Et ce, pour un effectif total de 5 000 salariés, dont 3 000 exerçant dans les magasins et 500 dans les silos ou unités de production et ne pouvant pas alors prétendre au télétravail.

Un accord qui aborde tous les contours d’une journée

Si la nouvelle organisation connaît un tel plébiscite syndical, c’est notamment parce qu’elle balaie à 360° la journée de travail, abordant la pause déjeuner, le transport, les horaires décalés, l’organisation des réunions… Elle se décline ainsi autour de sept points clés :

1. Un télétravail devenant la norme et représentant 50 à 60 % du temps travaillé avec cinq types de répartition selon les missions et le plan de charges des équipes ;

2. La mise en place du flex-office avec des postes de travail n’étant plus attribués nominativement (sauf exception) ;

3. La possibilité de travailler en horaires décalés pour s’adapter aux contraintes personnelles ;

4. La création du bureau virtuel InVivo ;

5. La mise en place de plages de joignabilité pour respecter le droit à la déconnexion ;

6. Des mesures préventives pour éviter l’isolement (temps d’échange, rituel, évènement collectif, sensibilisation des managers…) ;

7. Un accompagnement du management à distance avec une formation dédiée.

Un forum proposant des pauses-café

Certaines de ces mesures vont faire l’objet d’une expérimentation, tels le bureau virtuel et les horaires décalés. « Nous allons tester le bureau virtuel qui consiste à reproduire l’expérience salariée de manière digitale avec un forum proposant de rejoindre une des pauses-café, la gestion des salles de réunion, l’organigramme, des tutos pour faire du sport, la livraison de repas équilibrés à domicile, détaille Sébastien Graff. L’idée forte est de mettre en place des outils plébiscités par les salariés. »

Des commissions de suivi évalueront la pertinence des modalités mises en place et qui pourront être poursuivies, ajournées ou annulées.

Hélène Laurandel
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