« Le secteur des biosolutions aiguise tout aussi bien l’intérêt des fonds d’investissement que celui de dirigeants. Il est devenu attractif, séduisant et bankable. Nous voyons la venue de grands patrons à la tête des entreprises de ce secteur tout comme nous assistons à des recrutements de managers de bon niveau ou d’experts », commente Hugues Dumas, dirigeant de Synovivo, qui marie son activité de recrutement à la connaissance des organisations et des marchés.

Pour exemple, Olmix, versée dans les solutions alternatives à base d’algues, a accueilli en novembre dernier Jean-Christophe Juilliard, qui a été DGA puis DG chez Limagrain avant de partir chez Sodiaal.

Un marché en croissance

Les derniers mouvements d’homme ou de femme à des postes de décisionnaire ou d’expert démontrent l’intérêt croissant que suscite le marché des biosolutions en plein développement. En effet, les entreprises affichent des croissances à deux chiffres à l’image du secteur des biostimulants (lire notre Spécial Appro 2021). Pour sa part, De Sangosse annonce un doublement de ses surfaces en biosolutions (biocontrôle, adjuvants, biostimulants et biofertilisants) à l’horizon 2030. Ce développement s’accompagne de mouvements de rachat, notamment de la part d’agrochimistes comme Syngenta qui a pris en main Valagro.

Les offres en RH se multiplient

Ces croissances génèrent de nouveaux besoins en ressources humaines. Les offres d’emploi se multiplient ainsi que les offres de stages. Ainsi, De Sangosse recherche un stagiaire pour ses fermes biosolutions en vigne. Bioline by InVivo recrutait à l’automne une trentaine d’alternants, dont certains dans le domaine des biosolutions.

Le cabinet de recrutement Synovivo recherche actuellement un ingénieur développement biosolutions Nord-Est pour Vivagro, spécialisée dans le biocontrôle, les adjuvants et la nutrition des plantes. De son côté, la société Bio3G (activateurs du sol, stimulants des plantes) annonçait cet automne, sur Regionsjob, avoir besoin de recruter, en France, plus de cent postes de technico-commerciaux et télévendeurs ou télévendeuses.

L’expertise prend le dessus

Aujourd’hui, Hugues Dumas constate que « les entreprises recrutent plus sur la connaissance du marché et son expertise. Il s’agit alors d’aller chercher des personnes convaincues par ces sujets et capables de comprendre l’environnement. Et de trouver les meilleurs, car il peut y avoir des opportunistes ; or, on ne s’invente pas expert ».

Hélène Laurandel
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