Dans un communiqué du 3 mai, Ocapiat, l’opérateur de compétences des branches de l’agriculture, de la coopération agricole, de la pêche, de l’agroalimentaire et des territoires, invite toutes les entreprises, notamment celles qui n’ont pas pris d’apprentis, à recruter des jeunes en apprentissage à tout niveau d’études, jusqu’au master.

Et ce, d’autant qu’elles peuvent bénéficier de l’aide exceptionnelle qui va être prolongée au moins jusqu’à la fin de l’année 2022, selon une annonce du nouveau ministre du Travail, Olivier Dussopt, mardi 24 mai sur RTL (à 8’52). Cette aide, octroyée dans le cadre de la démarche «1 jeune, 1 solution», se monte par apprenti à 5 000 € si l’apprenti est mineur et à 8 000 € si l’apprenti est majeur. Avec des seuils à respecter pour les entreprises de plus de 250 salariés.

Un rôle d’accompagnement insuffisamment connu

Selon Ocapiat, une grande proportion des TPE/PME, majoritairement présentes dans cet Opco, n’a pas recruté d’apprentis ces dernières années. Et son rôle d’accompagnement des entreprises sur les contrats d’apprentissage est « insuffisamment connu », pour reprendre son propos dans le communiqué.

C’est pourquoi Ocapiat a lancé une campagne de communication sur le mois de mai, ciblant les entreprises des branches qu’il couvre, dont les coopératives et négoces agricoles. Il s’appuie notamment sur son réseau de conseillers en région qui peuvent accompagner les entreprises dans leurs démarches de recrutement des apprentis.

La campagne de communication a été d’ailleurs dotée du slogan, « Recrutez un apprenti, Ocapiat vous accompagne ». L’Opco va être très présent sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter et LinkedIn, jusqu’au début de l’été. Une landing page dédiée à l’apprentissage a été également créée.

Recruter un apprenti : une chance à saisir pour l’entreprise

Parmi les arguments mis en avant pour embaucher un jeune en formation, Ocapiat cite la possibilité de transmettre les savoir-faire, maîtriser les coûts de recrutement, bénéficier d’un regard extérieur et de l’énergie d’un nouveau collaborateur, former un collaborateur aux besoins de l’entreprise et selon ses propres pratiques, et partager un quotidien si le recruteur est seul dans son entreprise.

Hélène Laurandel