Imprimer Envoyer par mail

Quatre clés pour faciliter le recrutement des TC

réservé aux abonnés

Quatre clés pour faciliter le recrutement des TC
« Les entreprises sont encore trop timides dans leurs annonces de recrutement sur les orientations qu’elles prennent vers l’agroécologie, le bien-être animal… », estime Laurent Larlet, dirigeant de Biloba recrutement.

Dans la période actuelle où le recrutement des technico-commerciaux est très bataillé, Laurent Larlet, dirigeant de Biloba recrutement, nous délivre quelques conseils avisés afin d’attirer des candidats.

Les offres d’emploi en technico-commercial sont devenues particulièrement pléthores depuis un an. Ainsi, Soufflet Agriculture recherche en ce moment vingt TC en productions végétales et cinq en nutrition ruminants. Le recrutement de cette fonction était déjà souvent un vrai casse-tête d’une année à l’autre pour les coopératives et négoces. Aujourd’hui, ces difficultés se sont amplifiées.

« Les entreprises ont à faire face à un vieillissement plus marqué des équipes et à un taux de renouvellement qui n’arrive pas à être satisfait. Au dernier Space, à Rennes, on pouvait voir des annonces concernant les technicos sur de nombreux stands », avance Laurent Larlet, dirigeant du cabinet Biloba recrutement.

Permettre au TC de faire ce qu’il aime

Alors comment résoudre l’équation pour assurer un renouvellement minimum des équipes de TC (lire encadré) ? Laurent Larlet a accepté de partager ici quelques réflexions pouvant guider les entreprises souhaitant renforcer leur attractivité :

  • Mettre en place une véritable politique de segmentation en ayant des missions bien définies et adaptées aux caractéristiques de chaque TC. « On segmente les agriculteurs mais on ne segmente pas assez les équipes de TC afin de permettre à chacun de faire ce qu’il aime faire » Il s’agit également de piloter les TC comme des entrepreneurs en leur donnant des indicateurs plus qualitatifs à suivre tels que la fidélité ou encore la marge dégagée.

  • Développer le sentiment de réussite collective que « les TC apprécient, en particulier les jeunes. Il faut alors penser aussi à la formation des managers même s’ils ont bien évolué ces dernières années. »

  • Avoir un responsable agronomique qui va venir en support aux équipes. « C’est un élément différenciant et valorisant pour les équipes de TC et qui ouvre des possibilités vers des nouvelles techniques culturales à déployer auprès des agriculteurs ou vers de nouvelles productions. C’est un moteur stimulant pour les nouveaux venus dans le métier ou pour rassurer les équipes en place. »

  • Oser décrire dans les offres d’emploi, destinées peut-être plus à aller chercher les juniors, les orientations prises par l’entreprise, par exemple, vers l’agriculture de conservation des sols et le fait qu’elle soit équipée pour cela avec notamment un responsable agronomique. « C’est un facteur attractif pour les jeunes candidats. L’entreprise a tout intérêt à être pertinente dans les objectifs poursuivis en matière de nouvelle agriculture ou encore de bien-être animal. »

Sinon, l’alternance reste un très bon moyen pour recruter mais ne peut s’affranchir également d’un minimum d’attractivité de l’entreprise pour donner envie à des jeunes de la rejoindre sous quelque forme que ce soit.

Un renouvellement minimal à assurer

La baisse régulière de la population d’agriculteurs devrait amener un ajustement des effectifs terrain, selon Laurent Larlet. « Nous sommes à un point d’inflexion où le besoin en TC devrait diminuer en conséquence. Cependant, l’insuffisance actuelle de renouvellement des équipes risque de ne pas permettre une descente en pente douce. »

Ce renouvellement des technico-commerciaux se trouve ralenti du fait notamment d’une certaine inadéquation des candidats potentiels. « Ce sont les compétences commerciales qui font défaut chez les jeunes générations car il y a un rejet de l’acte commercial qui n’est pas bien compris non plus par les équipes d’enseignants, explique Laurent Larlet. On le voit tous les jours avec les jeunes qui arrivent sur le marché et veulent être dans le conseil, mais freinent pour la vente des prestations. Si on ne leur enseigne pas cela, c’est compliqué. De ce fait, nous avons des personnes en inadéquation quasi totale avec les attentes du marché. »

Hélène Laurandel
Contenu réservé aux abonnés Agrodistribution
pour vous connecter et poursuivre la lecture
13%

Vous avez parcouru 13% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à Agrodistribution
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Profitez de notre progressive web app
  • > Recevez les 4 newsletters
  • > Recevez 1 numéros chez vous
J'en profite !
Imprimer Envoyer par mail