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Terre Atlantique adopte le Lean management pour avancer sereinement

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Terre Atlantique adopte le Lean management pour avancer sereinement
Le service maintenance et logistique de Terre Atlantique en pleine action de Lean management, avec Benoît Lecluselle, responsable exploitation logistique (à g.), Loïck Tillaud, apprenti HSE, et Frédérique Thomas, assistante exploitation logistique.

Après la station de semences, ce sont quasiment tous les services de la coopérative Terre Atlantique qui sont en train d’intégrer le principe du Lean management qui permet d’allier performance économique et mieux-être au travail.

« La méthode du Lean management permet de régler les soucis pour pouvoir avancer plus sereinement », résume en quelques mots Christian Cordonnier, DG de la coopérative Terre Atlantique, en pleine application actuellement de ce concept qui propose de rendre plus performant une activité par la simplification de son organisation. Le Lean management s’appuie sur l’analyse des divers process dans un service et des difficultés associées, pour ensuite projeter sur des supports muraux les actions à court ou moyen terme afin, notamment, de ne pas rater des échéances importantes.

Son déploiement s’accompagne chez Terre Atlantique d’une formation de trois à quatre jours par service animée par le cabinet nantais Pop. La directrice de celui-ci, Lorette Buys, définit d’ailleurs de façon imagée le Lean management comme une méthode « pour enlever les petits cailloux dans la chaussure, les irritants ».

Des tableaux muraux accessibles à tous

Cette méthode est très pragmatique puisqu’elle s’appuie sur des grands posters-tableaux fournis par Pop, avec divers espaces à remplir, dont un planning sur 4 semaines (court terme) ou 6 mois ou plus (moyen-long terme), et des post-it de couleurs. « C’est en fait du management visuel de la performance (MVP). On utilise des tableaux sur les murs pour rendre visuel le fonctionnement d’un service et les actions importantes à réaliser dans le temps court et le temps long », détaille Christian Cordonnier.

De plus, l’affichage mural rend l’information accessible à tous. Un intérêt souligné par Christian Cordonnier : « En passant dans un service, je peux voir les actions programmées sur les quatre semaines à venir, le planning des actions principales dans les différents domaines sur six mois. »

Cinq services concernés

Cette démarche a démarré chez Terre Atlantique en 2019 avec la station de semences ; ce qui a permis d’ailleurs de sensibiliser les collaborateurs qui passent sur la station. En 2021, le Codir s’y est également aguerri avant de décider de la déployer sur la plupart des activités de l’entreprise : en début d’année 2022, les services maintenance et logistique, RH et appro-terrain ; à l’automne prochain, les services administratif et financier et informatique-facturation céréales.

Le service maintenance et logistique a plus particulièrement travaillé sur la matrice de pilotage d’exploitation logistique qui reprend les axes stratégiques du service pour l’année en cours et celles à venir. Cette matrice permet ensuite de décliner toutes les actions en visuel.

Très utilisé dans le secteur industriel

« Nous alimentons au fur et à mesure un planning moyen terme avec des évènements comme les échéances règlementaires, la planification d’un prestataire sur un chantier important ou bien le retour de notre assureur ou du notaire pour des documents nécessaires à l’instruction d’un dossier. Ce planning moyen terme est nécessaire à notre service qui s’inscrit dans un temps long et reprend l’activité à venir sur 18 semaines et sur les 7 mois qui suivent. Chaque lundi, nous reportons les actions à moyen terme sur le planning court terme de 4 semaines », souligne Benoît Lecluselle, responsable exploitation logistique, qui a lancé l’idée de cet outil de management, accompagné par Pop, au sein de Terre Atlantique après avoir découvert le Lean management lors d’une formation Essec au cours d’un précédent poste à la coopérative Unéal.

« J’ai proposé cette démarche au départ pour la station de semences car il est très efficace pour les outils industriels. Il est d’ailleurs plus connu et utilisé dans le monde industriel que dans le monde agricole. »

Les bénéfices du Lean management

Parmi les avantages générés, Benoît Lecluselle (Terre Atlantique) souligne « le partage des objectifs par tout le service, le fait que chacun sait ce que fait l’autre et l’amélioration de notre efficacité. » Et Lorette Buys (cabinet Pop) d’ajouter : « Le but est d’aider à mieux piloter l’activité en ôtant les perturbations du quotidien et la surcharge administrative des mails, des tableaux de bord. L’idée est de simplifier et fluidifier les process pour éviter les goulots d’étranglement et atteindre une meilleure performance économique tout en apportant un plus grand bien-être à chacun. »

Le Lean management n’efface pas forcément les aléas, mais il permet de les aborder avec plus de sérénité et ce, ainsi que le souligne Lorette Buys, « dans un esprit de bienveillance car il ne s’agit pas de stigmatiser quiconque ».

Hélène Laurandel
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