Les managers ne sont pas tous des leaders. Le manager gère le travail de ses collaborateurs et en est responsable. Il organise, il évalue les risques et analyse les solutions, défend la stratégie de l’entreprise et donne l’exemple en respectant les règles et procédures.

Le leader communique aux autres une vision motivante et fait en sorte de la réaliser. Il est charismatique et sait donner du sens. Il imagine des solutions, partage et défend ses idées, prend des risques et est enthousiaste face au changement. Il fait confiance à son intuition et aussi aux autres, qu’il influence positivement pour leur permettre de relever des défis et d’obtenir des résultats dans des situations complexes. Tendre vers un manager leader est un objectif idéal.

Trois aptitudes indispensables à un leader. Être visionnaire : le leader sait attirer à lui les gens en créant une nouvelle vision des choses et les faire s’y investir. Les personnes apprécient de faire partie d’une organisation dont les vues sont plus vastes que la réalité et porteuses d’espoir.

Communiquer efficacement sur les objectifs associés à la vision, les priorités, les indicateurs à mettre en place, les moyens de contrôle : le leader sait transmettre une vision mobilisatrice de ce que devrait être une situation idéale des affaires qui suscite enthousiasme et engagement.

Savoir déléguer : partager avec ses collaborateurs le choix des objectifs et stratégies, ainsi que la satisfaction générée par la réalisation des objectifs. Pratiquer la délégation des pouvoirs permet l’épanouissement des collaborateurs, tout en comptant sur un travail d’équipe pour réaliser sa vision, et non sur des exploits individuels. Cependant, le leader sait aider ses collaborateurs à atteindre leurs objectifs personnels.

Les bons conseils pour amplifier son leadership.

Conseil 1 : se fixer un cap et le communiquer, en définissant une vision claire et des principes durables pour guider l’action au quotidien. À l’instar de Steve Jobs et sa politique « Think different », cela donne du sens aux collaborateurs et les inspire.

Conseil 2 : se méfier des perceptions pour éviter les fausses interprétations. Une professeure de HEC et spécialiste du leadership, Valérie Gauthier, donne souvent, en formation, l’exercice suivant : « Prendre un tableau ou tout autre objet et, tout en le regardant, faire émerger la différence entre ce que l’on voit, ce que l’on pense et ce que l’on ressent. Lorsque nous exprimons ce que nous pensons voir, c’est en fait ce que nous interprétons. Nous mélangeons souvent tout. » Réaliser souvent cet exercice permet de penser autrement ses relations professionnelles et d’utiliser son sens de l’observation pour être vigilant avec les interprétations.

Conseil 3 : oser la confiance. La notion de confiance est essentielle, qu’elle soit en soi ou en les autres. Le leader bouscule les habitudes et abat les obstacles. Pouvoir déléguer grâce à cette confiance permet de se concentrer sur d’autres problématiques.

Conseil 4 : comprendre l’importance de l’écoute et la mettre en pratique. Savoir écouter est essentiel. Se mettre dans une posture d’écoute active, c’est montrer des signes d’intérêt à son interlocuteur (regard, hochements de tête, acquiescements…), reformuler ses propos et prendre des notes.

Conseil 5 : être proactif. Il y a deux possibilités pour être reconnu comme un leader par les autres, soit tirer sa légitimité d’une expertise dans un domaine, soit dans la gestion des ressources humaines. Pour accroître son statut de leader, seule l’action prime. Montrer le bon exemple en commençant les changements nécessaires et créer ainsi un effet d’entraînement autour de soi. Autrement dit, savoir motiver en étant soi-même exemplaire.

Comment gérer ses points faibles ? On a tous des failles. Pour les pallier, quatre stratégies possibles : déléguer, se faire béquiller, utiliser un point fort pour compenser ou lâcher prise. Ce dernier art est un moyen de libération psychologique en se détachant du désir de maîtrise. Il fait revoir sa façon de penser afin d’aborder autrement le sujet et de laisser les évènements arriver naturellement, sans vouloir ni se les approprier ni les dominer. Lorsqu’on a compris que l’on ne peut changer ni le cours des choses ni les autres, mais seulement changer notre façon de les percevoir, nous sommes prêts alors pour le lâcher-prise.

Exercices pour lâcher prise. Voici deux techniques de sophrologie participant au lâcher-prise. Pour se déstresser : la respiration abdominale. Inspirer en gonflant au maximum le ventre et expirer en creusant le ventre le plus possible. À faire dix fois en atténuant l’inspiration jusqu’à la normale, pour privilégier l’expiration. On peut s’aider en posant les mains sur son ventre.

Pour évacuer tensions et colère : le pompage des bras. Inspirer en repliant les avant-bras vers les épaules, poings serrés, puis expirer en relâchant les bras vers le bas du corps, les mains ouvertes. À réaliser trois fois.

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