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Déchets agricoles : vers le 100 % collecté

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Chaque année, trois collectes sont organisées par la coopérative Valfrance. Pour la campagne 2019-2020, 147 tonnes ont été collectées. © Valfrance

Alors qu’Adivalor vise le recyclage de 100 % des déchets de l’agrofourniture à l’horizon 2030, l’heure est aujourd’hui à la collecte de 100 % de ces déchets. La coopérative Valfrance nous présente son dispositif.

En 2020, 85 000 t d’emballages et plastiques usagés ont été collectées par Adivalor, soit 5 000 t de plus que l’année précédente, et recyclées à près de 90 % (hors films de paillage). Alors que la filière de gestion des déchets de l’agrofourniture, qui fête ses 20 ans cette année, continue de prendre de l’ampleur, elle vise désormais le 100 % recyclé à l’horizon 2030. « Mais pour cela, il faut déjà atteindre le 100 % collecté », déclare Pierre de Lepinau, directeur général d’Adivalor.

Déjà un taux moyen de 72 %

À l’échelle nationale, si la collecte des déchets agricoles semble aujourd’hui inscrite dans les mœurs, des efforts restent à faire. Le taux de collecte moyen est actuellement de 72 %, allant de 35 % à 95 % selon les régions. « Il y a des marges de progrès dans certains territoires, notamment la moitié Sud. Et en viticulture, on peut faire mieux », explique Pierre de Lepinau. Pour Christophe Grison, président de la coopérative Valfrance, mais également d’Adivalor depuis l’été 2020, « les collectes sont accueillies très favorablement par les agriculteurs, la preuve étant qu’à Valfrance on collecte des bidons que l’on n’a jamais vendus ». « Nous sommes avant tout dans une démarche environnementale, explique Adrien Savarit, responsable qualité de Valfrance. Dans le cadre de notre nouvelle politique commerciale, nous facturons cependant un forfait d’accès à la collecte pour les agriculteurs ne s’approvisionnant chez nous.» « Les collectes, c’est du boulot, souligne Christophe Grison. Je pense que les agriculteurs aimeraient qu’il y ait plus de journées d’ouverture de manière à moins stocker chez eux. Ils aimeraient que les sites de collecte soient ouverts en permanence pour ramener leurs emballages régulièrement, mais ça, ce n’est pas concevable. C’est trop de contraintes au niveau de la coopérative, il faut quand même qu’on vérifie le sérieux de l’agriculteur à chaque apport. »

Pour améliorer le taux de collecte, la communication est également un axe de travail, le périmètre de collecte ne cessant en effet de s’élargir depuis vingt ans. « Là où on peut s’améliorer, c’est sur les EPI. Les agriculteurs n’ont pas le réflexe, il y a un besoin de les former sur le fait qu’on peut les récupérer, analyse Christophe Grison. Je pense qu’il faut qu’on investisse dans la communication, on n’est pas assez connu des agriculteurs, mais aussi du grand public et des politiques. »

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« Plus de 100 % des bidons vides collectés »
Adrien Savarit, responsable qualité et développement aval chez Valfrance,

« Cela fait 19 ans que Valfrance a mis en place cet éco-service de collecte. Aujourd’hui, nous avons 795 sociétaires sur 1 250 qui participent aux collectes Adivalor, soit 63 %. La totalité des agriculteurs qui achètent des produits chez nous y participent. Sur nos 30 sites, 11 sont des points de collecte, l’objectif étant que tous les agriculteurs aient un service de proximité. Nous organisons trois collectes par campagne, en avril, juin et novembre, qui correspondent à des périodes de fin d’utilisation de produits phytosanitaires. En parallèle, nous répondons ponctuellement à des demandes pour collecter tout ce qui est ficelles, filets et films plastiques. Nous avons peu d’éleveurs dans notre périmètre de collecte, mais nous voulons tout de même leur apporter des solutions.

Pour la campagne 2019-2020, nous avons collecté 147 t de déchets agricoles hors PPNU (produits phytopharmaceutiques non utilisables), dont 80 t de bidons vides représentant 3 200 m3. Pour les PPNU et les déchets d’effluents, nous organisons des collectes en fin d’année sur rendez-vous. Cela représente 2 à 3 t, ce chiffre diminue d’année en année, les agriculteurs gèrent mieux leurs stocks et la coopérative leur propose un service leur permettant de restituer les produits non utilisés.

En termes de taux de collecte, pour la partie bidons vide, on est à plus de 100 % car on collecte des bidons que l’on n’a pas commercialisés. Pour les big bags et les sacs papiers de semences, nous sommes à 100 %. Tous les produits collectés sont tracés informatiquement et font l’objet d’un contrôle qualité au moment de l’apport. Par exemple, les bidons vides doivent être ouverts, bien rincés et égouttés, c’est la règle d’ORE.»

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