Comment attirer et fidéliser en nutrition animale
Les métiers de la nutrition animale sont encore assez peu connus, mais le secteur bouge. C’est cette dynamique qui a été mise en avant lors de l’une des trois tables rondes organisées le 29 janvier dernier aux rencontres de la nutrition animale.
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15 000 salariés, 500 entreprises réparties sur tout le territoire… La nutrition animale française a un vrai potentiel d’emplois mais souffre d’une méconnaissance de ses différents métiers. La nutrition animale n’est pas toujours bien perçue, même au sein des productions animales. Cela dit, la fidélité de ses collaborateurs est meilleure que dans l’ensemble de l’agroalimentaire, selon les dernières données d’Ocapiat.
« C’est encore plus dur pour le métier de TC »
« Il manque, même au sein des écoles, une connaissance réelle des métiers de la nutrition animale, c’est encore plus dur pour certains métiers comme celui de TC », estime Laurent Larlet, dirigeant du cabinet de recrutement Biloba, qui intervenait, jeudi 29 janvier à Paris, lors d’une table ronde aux rencontres de la nutrition animale, organisées pour la première fois par les trois syndicats (l’Afca-Cial, La Coopération agricole nutrition animale et le Snia).
Pourtant, il est possible de faire de belles carrières dans ces métiers, comme l’illustre le parcours de Maël Debray. Ce dernier a démarré comme alternant en licence chez Sanders, puis a continué pour obtenir un diplôme d’ingénieur et assure désormais la direction de l’usine de Châteaubourg (Ille-et-Vilaine). Il avait pourtant découvert par hasard le secteur lors d’une visite au Space de Rennes.
Travailler la marque employeur
Les profils évoluent, confirme Béatrice Dupont, directrice générale de Valorex : « Quand j’ai démarré il y a une trentaine d’années, j’étais une des rares femmes. Maintenant, deux candidats sur trois sont des candidates. » Des fils d’agriculteurs aux ingénieurs sans lien avec la production agricole, la profession doit désormais attirer en donnant du sens.
La dirigeante ouvre les portes de l’entreprise une à deux fois par mois pour des jeunes en lycées (voire plus jeunes) ou en universités. « Nous travaillons beaucoup notre image employeur », poursuit-elle, en citant les possibilités offertes : voitures électriques en covoiturage, conciergerie, activités sportives sur l’heure de midi (l’entreprise compte 20 marathoniens parmi ses 120 salariés), repas mensuel des collaborateurs… Valorex s’efforce de mettre en avant sa politique RSE, elle a ainsi préparé un film ludique pour présenter ses métiers. « Nous revendiquons la fierté de notre métier en nous appuyant sur des preuves », résume-t-elle.
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