EMC2 aborde l’avenir avec confiance et détermination
Malgré un exercice 2024-2025 en demi-teinte entre mauvaise récolte et crise sanitaire en élevage, EMC2 regarde l’avenir avec optimisme, dotée d’une stratégie à l’horizon 2030 et d’une collecte prometteuse.
Vous devez vous inscrire pour consulter librement tous les articles.
L’exercice 2024-2025 a été marqué par une des plus petites collectes de l’histoire d’EMC2, avec 720 000 t pour le groupe (-10 % en comparaison à 2023-2024) et un travail du grain qui a permis de valoriser les deux tiers de la récolte en blé meunier (contre 12 % initialement), générant une plus-value de 12 €/t pour les adhérents.
« Pour 2025, les estimations sont heureusement bien meilleures avec 865 000 t », soulignait Arnaud Le Grom de Maret, directeur général d’EMC2 lors de l’assemblée générale de la coopérative, vendredi 16 janvier, à Verdun (Meuse). L’exercice a également été marqué par la fièvre catarrhale ovine (FCO) en élevage et l’inflation continue des charges, le tout mettant à mal les trésoreries des exploitations, en se répercutant notamment sur les investissements en machinisme.
Soutien à l’élevage
Face à la FCO, EMC2 a soutenu la vaccination, aidé à la recapitalisation des cheptels ovins et relancé l’engraissement bovin via des contrats d’une durée inédite de 10 ans avec des prix minimaux indexés sur les coûts de production. Dans un contexte national de réduction du cheptel et de fermeture d’abattoirs, Sabest (abattoir filiale d’EMC2) a connu une hausse d’activité de 11 % pour atteindre 9 000 t.
L’activité machinisme limite le recul de son chiffre d’affaires à 20 % (quand les ventes de tracteurs dégringolent de 35 % au niveau national). Côté méthanisation, 2026 verra la construction d’un troisième méthaniseur (190 Nm3) à Metzervisse (Moselle) en partenariat avec Suez pour une mise en service début 2027.
« Au final, la coopérative termine au 30 juin 2025 avec un chiffre d’affaires de 444 M€ (-7,5 %) et un résultat net de 1,2 M€ (-1,1 %). Le chiffre d’affaires du groupe recule de 6,2 % (650 M€), pour un résultat net consolidé de -4,1 M€ reflétant notamment la réalisation de provisions pour stock en machinisme. »
Quatre leviers et deux atouts
« La gestion de l’imprévisible (climat, réglementation, géopolitique…) est devenue notre métier, constate Bruno Didier, président du groupe. Dans ce contexte, notre stratégie à l’horizon 2030 repose sur quatre leviers : des services techniques renforcés avec un accompagnement personnalisé pour chaque exploitation, des outils numériques facilement accessibles pour piloter les cultures, suivre les marchés…, le développement de filières locales pour créer de la valeur ajoutée sur nos territoires (une des réponses possibles aux conséquences de l’accord du Mercosur) et le déploiement de projets énergétiques collectifs (méthanisation, agrivoltaïsme). »
Une stratégie qui se met déjà en place et qui bénéficie de deux atouts : le modèle coopératif (l’intelligence collective au service de chacun) et la résilience des systèmes d’exploitation de polyculture-élevage. « Ne sacrifions pas l’avenir au présent ! Soyons ambitieux ! L’avenir ne se subit pas, il se construit ! », a conclu avec optimisme le président d’EMC2.
Pour accéder à l'ensembles nos offres :