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L’IA Coop Day, ou comment créer de la valeur autour de l’IA

L'IA Coop Day a réuni 120 participants, mardi 27 janvier à Paris, autour du fil rouge : « Comment passer de l’intérêt de l’IA à la création de valeur pour les coopératives agricoles ».

C’est une journée instructive qu’a proposée LCA Solutions +, mardi 27 janvier, pour son premier IA Coop Day, avec l’idée d’encourager les coopératives à déployer l’IA, mais à travers des démarches structurées.

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120 professionnels de coopératives agricoles, de toutes tailles et de tous secteurs d’activité, ont assisté, mardi 27 janvier, à la première édition de l’IA Coop Day, organisée par La Coopération agricole Solutions +. Le fil rouge ? « Comment passer de l’intérêt de l’IA à la création de valeur pour les coopératives agricoles. »

« Il y a beaucoup de partage à faire entre nous pour avancer collectivement sur ce sujet d’innovation », a introduit Dominique Chargé. Le président de La Coopération agricole veut voir l’IA comme « une véritable opportunité pour l’ensemble de nos métiers et de nos organisations ». « Ce n’est plus un gadget, elle est en train d’envahir notre quotidien, et ce n’est pas un drame non plus, poursuit-il. L’IA ne remplacera pas l’Homme ni son bon sens individuel et collectif, elle vient pour améliorer son confort et pour le délester d’un certain nombre de tâches rébarbatives. »

« Bien peser les choix »

« On est dans le bon tempo, et on le restera si on est capable de jouer collectif », abonde Florent Varin, directeur de LCA Solutions +, qui présentera, au Salon de l’agriculture, les résultats du baromètre de maturité des coopératives agricoles en la matière. Ce dernier est actuellement réalisé auprès d’une quarantaine de structures. L’organisation avait déjà conduit une première enquête similaire il y a un an.

Florent Varin a insisté sur la nécessité de « rester maître » de cette innovation et de « bien peser les choix » qui sont faits en matière de souveraineté, de structuration des data, d’impact environnemental… Du côté de LCA Solutions + , « on est là pour mutualiser les moyens mais aussi pour mutualiser la gestion de projets ».

D’ailleurs, l’organisation a profité de cette journée pour lancer officiellement son assistant métiers, ChatCoop, en s’appuyant sur les retours d’expérience de Cérèsia et d’Océalia. Le studio IA mis en place accompagnera les coopératives qui souhaiteront installer ChatCoop dans leur structure.

Pour Florent Varin, directeur de LCA Solutions +, « on est là pour mutualiser les moyens et la gestion de projets ». (© R. FOURREAUX)

Proposer aux équipes des cas d’usages simples

Pour nourrir les réflexions, LCA Solutions + a fait appel à Valentin Brel, consultant et conférencier en intelligence artificielle, et qui est déjà intervenu auprès d’un certain nombre de coopératives. « Bien utilisée, l’IA peut créer 40 % de valeur en plus, mais mal utilisée, elle peut en détruire jusqu’à 20 % », a-t-il rappelé, tout en prodiguant un certain nombre de conseils.

Par exemple la nécessité d’avoir un référent IA par entreprise, qui puisse maîtriser l’ingénierie de requête. Sachant qu’un bon prompt, qui respecte les cinq étapes (contexte, objectif, définition d’un format, étapes, exemple) peut apporter jusqu’à 300 % d’efficacité supplémentaire dans le résultat apporté par une IA générative. Dans tous les cas, « il ne faut pas y aller à marche forcée » mais être capable de proposer aux équipes des cas d’usage simples qui fonctionnent pour faire mouche. Et pour cela, « il faut constituer des bases de connaissances pour nourrir vos assistants métiers », et disposer d’outils interopérables.

Le consultant IA, Valentin Brel, a présenté des cas d'usage pouvant être déployés dans les coopératives. (© R. FOURREAUX)

Structurer une démarche IA

Olivier Beltramo Martin, directeur conseil IA chez Atol CD, a fait un point autour de l’impact des technologies IA sur le bilan carbone des entreprises, en conseillant d’intégrer, dès le démarrage du projet, la frugalité : faire suffisamment avec moins. « C’est faire le choix de modèles moins performants tout en trouvant des solutions acceptables qui, par exemple, vont proposer des délais de réponse un peu plus longs. »

Vincent Criquebec, de BPIfrance conseil, est venu présenter les dispositifs d’accompagnement proposés par l’organisme aux ETI et PME pour structurer une démarche IA, selon l’intensité de transformation envisagée. LCA Solutions + peut d’ailleurs faire le lien entre les coopératives et BPIfrance, comme elle l’a fait récemment avec Val de Gascogne.

BPIfrance conseil propose différents accompagnements en fonction des besoins des coopératives. (© R. FOURREAUX)

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