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Le maïs doux voit ses surfaces grignotées

Franck Laborde président de l'AGPM, Matthieu Plouvier, président OP Légumes chez Euralis, Guillaume Suc, responsable assurance récolte chez Groupama, et Henri Helias, directeur risques chez Howden France, lors de la Journée filière maïs doux, organisée mardi 27 janvier à Bordeaux.

À l’occasion de la Journée filière maïs doux, organisée mardi 27 janvier à Bordeaux, l’AGPM a fait part de l’effondrement des surfaces et a alerté sur l’urgence de renforcer la compétitivité de la filière.

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Avec 17 750 ha semés en 2025, la filière maïs doux accuse un net recul : - 18 % de surfaces en un an. « Un niveau parmi les plus bas depuis 2010 », a souligné Pierre Harambat, président de l’AGPM maïs doux, lors de la journée filière organisée mardi 27 janvier à Bordeaux. Cette baisse n’est pas une exception française, elle s’inscrit dans une tendance de fond observée à l’échelle de l’Union européenne.

« Restaurer la compétitivité »

« La filière maïs doux est particulièrement challengée en France comme en Europe. Il est urgent pour nous de restaurer la compétitivité des exploitations et d’améliorer le revenu des producteurs, en nous battant notamment contre la menace de la concurrence extérieure déloyale comme c’est le cas aujourd’hui avec la Chine », a insisté Pierre Harambat.

Pour rappel, la Commission européenne a adopté, en août dernier, les droits antidumping dits « provisoires » allant de 37 à plus de 55 % selon les entreprises. « Cette décision très attendue par les acteurs de la filière française a permis de réduire les importations chinoises », a indiqué l’AGPM, tout en précisant que les effets sur les programmes de production pourraient ne pas être immédiats.

« Consolider un cadre d’aides publiques »

De son côté, Franck Laborde, président de l’AGPM, a rappelé le rôle essentiel des cultures contractuelles, comme le maïs doux, pour stabiliser les résultats des exploitations. Mais ces « petites filières » à forte valeur ajoutée sont aujourd’hui mises à mal par le changement climatique, devenu un sujet central pour garantir leur pérennité. « Le maintien d’une politique de gestion des risques climatiques efficace est une des clés pour y parvenir, et je suis persuadé qu’il faut consolider un cadre d’aides publiques pour ces dispositifs », a plaidé Pierre Harambat.

Sur ce point, une évolution réglementaire est attendue. Début janvier, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé que le Conseil et le Parlement européens avaient validé la possibilité d’étendre le calcul de la moyenne olympique à huit ans. Une mesure qui doit désormais être activée au niveau national. « Les travaux avec les assureurs sont d’ores et déjà engagés pour décliner cette option dans les contrats commercialisés à partir de l’été 2026, qui couvriront la campagne 2027 », a-t-elle précisé.

Enfin, pour faire face à la baisse de la consommation et à la pression des marchés, Pierre Harambat a appelé les différents acteurs à réfléchir à des solutions collectives de filières associant l’amont et l’aval.

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