Tendance Assolia propose un nouvel OAD : le simulateur d’assolement pluriannuel

Le simulateur de la start-up Assolia accompagne les technico-commerciaux jusque sur le terrain afin de proposer un assolement pluriannuel personnalisé aux plus près des attentes des agriculteurs. En 30 secondes, l’intelligence artificielle suggère trois propositions d’assolements durables et rentables en fonction des précédents, des contraintes et objectifs des exploitations.
Le simulateur de la start-up Assolia accompagne les technico-commerciaux jusque sur le terrain afin de proposer un assolement pluriannuel personnalisé aux plus près des attentes des agriculteurs. En 30 secondes, l’intelligence artificielle suggère trois propositions d’assolements durables et rentables en fonction des précédents, des contraintes et objectifs des exploitations.

La start-up a créé un outil d’aide à la décision innovant optimisant les rotations et assolements pluriannuels pour les agriculteurs. L’outil est commercialisé depuis 2021.

Le simulateur d’assolement pluriannuel d’Assolia est né de l’expérience terrain de Sébastien Albouy, cofondateur de cette start-up créée en 2020 à Toulouse. En effet, ce dernier, associé depuis 2014 dans une ferme en polyculture-élevage en Haute-Garonne, s’interrogeait sur la possibilité de couvrir au mieux les besoins alimentaires de ses animaux tout en réalisant des marges sur ses rotations. Le travail de deux années a finalement permis en 2021 de commercialiser un logiciel répondant à ces exigences.

Trois assolements en 30 secondes

Après avoir renseigné de multiples caractéristiques concernant sa parcelle (précédents, maladies, etc.), l’agriculteur peut bénéficier, en moins de 30 secondes, de conseils personnalisés du simulateur d’Assolia afin de répondre aux multiples attentes de l’agriculteur : agronomiques, économiques, réglementaires et environnementales.

« Cet outil d’aide à la décision est innovant car il permet de simuler des scénarios d’assolement sur plusieurs années en optimisant les rotations conformes aux exigences de la Pac 2023, explique le cofondateur Sébastien Albouy. Il permet de savoir quelles cultures semer et quel rendement espérer pour dégager les meilleures marges brutes. »

Arterris et Bernard, partenaires

Après une rencontre au cours d’un hackathon (marathon de programmation), Arterris et Assolia collaborent pendant deux ans à l’élaboration du logiciel. Depuis 2021, un partenariat pour une durée de cinq années existe entre la start-up et le groupe coopératif d’Occitanie. Il représente un engagement mutuellement bénéfique permettant aux technico-commerciaux de la coopérative de consolider leurs préconisations pour proposer un accompagnement pluriannuel de qualité aux adhérents. Pour l’instant, cela ne concerne que ceux en agriculture conventionnelle de l’ancienne zone Midi-Pyrénées. Dans les prochains mois, il sera adapté à la région Sud et à l’agriculture biologique. Le logiciel sera ensuite disponible à la vente pour les agriculteurs qui souhaiteraient l’utiliser en autonomie.

Quant à la start-up, le retour terrain d’un grand groupe coopératif lui profite en nourrissant le moteur de calcul en expertises agronomiques et en connaissances technico-économiques. Cet outil d’aide à la décision est, selon Christophe Rivayran, directeur technique chez Arterris, une « petite révolution stratégique pour le monde agricole ».

Arterris n’est pas le seul groupe à avoir décidé de faire confiance à la start-up innovante. En effet, le groupe Bernard est depuis le 20 juillet 2022 partenaire d’Assolia pour « garantir une production rentable, responsable et suffisante », explique John Guillaume, responsable des services techniques et développement du négociant. Pour la jeune start-up, voilà l’occasion d’adapter son outil à d’autres régions.

Lise Andreux

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