Après une année 2020 très compliquée pour la betterave, la campagne 2021 se présente beaucoup mieux. « Même si la richesse à cause des pluies est un peu en retrait, nous devrions atteindre un rendement pour le groupe de 13,5 t de sucre/ha, soit autour de 85 t de betteraves à 16, souligne Xavier Astolfi, directeur général adjoint de Cristal Union. Pour améliorer notre performance industrielle, nous souhaitons accroître de 7 000 ha nos surfaces de betteraves sous contrat en 2022, 2 000 ha déjà annoncés en Alsace, 2 000 ha ici à Sainte-Émilie et 3 000 ha à Fontaine-le-Dun, en Seine-Maritime. Nous allons pour cela proposer à nos adhérents de produire un peu plus de betteraves, et nous sommes prêts à accueillir de nouveaux adhérents. »

Après la fermeture de l’usine Saint Louis Sucre d’Eppeville (Somme), entre 150 et 180 agriculteurs ont déjà rejoint Cristal Union.

Des cours soutenus

Pour encourager ses adhérents à ensemencer davantage de betteraves ou séduire de nouveaux planteurs, Xavier Astolfi estime les cours du sucre et de l’alcool-éthanol très bien orientés. Ce qui devrait permettre à la coopérative de mieux rémunérer les betteraves que ces dernières années. « Le prix des betteraves 2021 sera au moins de 27 €/t contre 25,50 t/ha en 2020, indique-t-il. Il pourrait être de 28 €/t, et même plus de 28 €/t. »

La fin du charbon

Cristal Union va investir 25 M€ dans une toute nouvelle unité de séchage des pulpes de betteraves, à Sainte-Émilie, qui sera opérationnelle en septembre 2023. © B. CAILLIEZ

Cristal Union va aussi bénéficier du plan France Relance pour plusieurs projets. Il va notamment se voir attribuer une aide de l’État de 6,9 M€ pour investir 25 M€ dans une toute nouvelle unité de séchage des pulpes, à Sainte-Émilie, qui sera opérationnelle en septembre 2023. Sa mise en service va conduire à l’arrêt de l’unité de déshydratation d’Épénancourt, toute proche, qui constitue le dernier outil industriel du groupe dépendant du charbon. Avec cet investissement, toutes les sucreries et distilleries du groupe fonctionneront avec une énergie plus propre, à 85 % au gaz naturel et 15 % à partir de biomasse.

Blandine Cailliez
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