Ceremis a organisé son assemblée générale, jeudi 15 janvier à Paris, en présence de 170 personnes. L’occasion de présenter les résultats de la campagne écoulée ainsi que les perspectives pour celle en cours.
Une campagne 2024-2025 difficile
Pour Christophe Grison, président du conseil de surveillance, la campagne 2024-2025 aura été « exigeante mais révélatrice de la solidité de Ceremis ». L’union de commercialisation de céréales et d’oléoprotéagineux des coopératives Agora, Sana Terra, Ucara, Unéal et Valfrance, et du négoce Ternoveo, a commercialisé 3,5 Mt contre 4,5 Mt habituellement.
C’est surtout l’export vers les pays tiers qui a pâti de cette situation. « À la moisson 2024, nous n’avions ni les rendements ni la qualité », souligne Guillaume Van de Velde, directeur de Ceremis. Ainsi, 44 % des blés avaient un PS supérieur à 76 contre 87 % l’année précédente. L’export, tous produits confondus, a représenté 28 % des volumes contre 40 % une année normale. En blé, 26 % des volumes ont été exportés en 2024-2025 contre 58 % pour le moment en 2025-2026.
Malgré ces difficultés, l’union se félicite d’avoir réussi à « rediriger des volumes non conformes vers des marchés adaptés, sécurisant les débouchés et renforçant la gestion des risques ».
L’intégration de Ternoveo renforce sa « présence dans le Nord »
Fait marquant de la campagne passée : l’arrivée de Ternoveo au 1er juillet 2024. « L’extension du périmètre renforce clairement la présence de Ceremis dans le nord de la France, a rappelé Agnès Duwer, présidente du directoire. Si la campagne 2024 n’a pas permis d’exprimer pleinement le potentiel de cette nouvelle union, la dynamique 2025 montre déjà toute sa pertinence. »
L’intégration de la filiale négoce du groupe Advitam a en effet permis de renforcer la structuration de Ceremis autour de trois pôles historiques : mise en marché, exécution et administration. Elle contribue également à apporter plus de volumes vis-à-vis du marché avec un potentiel de 25 % de tonnage supplémentaire (soit environ 1 Mt).
« Lisser la logistique autant que possible »
Pour la campagne 2025-2026, retour à la normale. L’export devrait redevenir le principal débouché (40 % des volumes tous produits confondus) devant l’alimentation animale, la meunerie et l’amidonnerie.
Malgré tout, la rétention des agriculteurs se poursuit. Au 15 janvier, il reste encore près de la moitié des blés à écouler. Et le Maroc, principal acheteur de blé français à l’international, pourrait réduire la voilure au printemps en raison d’une belle récolte attendue. Trouver les débouchés compétitifs pour pouvoir « lisser la logistique autant que possible » reste donc le nerf de la guerre pour Ceremis.


