À l’approche de la mise en place de la séparation conseil et vente pour les produits phytos, « nous avons voulu voir l’impact sur l’évolution des compétences, sur ce dossier, mais aussi sur d’autres, car la période est changeante », résume Ilham Bouyazza, directrice adjointe des affaires sociales à la Coopération agricole.

La FNA s’est jointe au projet, qui fut confié fin 2019 au cabinet Arnage. Des TC, DG, ou encore DRH ont été interrogés dans une vingtaine d’entreprises. Ces 36 entretiens ont été complétés par des échanges avec des partenaires : firme, chambre d’agriculture, CER, CFA, fournisseur de solutions digitales…

De nouveaux métiers

L’étude a été remise en octobre. Outre la séparation conseil et vente, la digitalisation est apparue comme un facteur impactant fortement les métiers, avec la création de nouveaux postes, comme le data scientist. Sur chaque métier, l’étude a analysé les compétences qui vont évoluer, et la mesure de cette évolution.

« Nous ne nous sommes par arrêté à la lecture de la loi, explique Anne Keravel, chef de projet à la direction des études d’Ocapiat (qui a succédé à Opcalim après la fusion avec d’autres opcos en 2019) et en charge des observatoires des métiers du secteur alimentaire. Derrière, il y a aussi une transformation digitale, sociétale, environnementale et sociodémographique au niveau des agriculteurs. » L’étude est en train d’être déployée auprès des coopératives et négoces.

L’exemple de l’agent de silo

Si l’on prend l’exemple de l’agent de silo, l’étude montre que le métier va monter en puissance sur les aspects digital et services. « De plus en plus d’informations sont informatisées, avec par exemple les capteurs d’humidité sur la collecte », illustre Anne Keravel.

En parallèle, avec la séparation conseil et vente, nécessitant pour l’entreprise de se défaire d’une activité, le rôle de l’agent de silo dans la relation avec l’agriculteur, à consolider, va prendre de l’ampleur. « Il pourra porter une offre de conseil de premier niveau, vitrine de l’offre de conseil des techniciens », ajoute Anne Keravel.

L’étude se penche aussi sur l’accompagnement au changement. « C’est un point très important », appuie Ilham Bouyazza. « L’étude donne de la matière pour avancer, estime François Gibon, délégué général de la FNA. Maintenant il faut créer des offres de formation. » En la matière, la fédération a déjà lancé des formations séparation pour les managers.

Marion Coisne
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