Maïsadour : face à la grippe aviaire, priorité biosécurité

Les producteurs le savent : tout le territoire français devrait passer prochainement en risque élevé. Les volailles devront donc être obligatoirement mises à l’abri. L’enjeu pour Maïsadour est « l’observance par tous des mesures de biosécurité ». © C. ZOIA
Les producteurs le savent : tout le territoire français devrait passer prochainement en risque élevé. Les volailles devront donc être obligatoirement mises à l’abri. L’enjeu pour Maïsadour est « l’observance par tous des mesures de biosécurité ». © C. ZOIA

Les organisations de producteurs de volailles de chair et palmipèdes ont tenu leur assemblée générale, le 8 novembre, à Haut-Mauco dans les Landes. Avec deux mots-clés : biosécurité et bien-être animal.

« On s’est mis autour de la table pour avoir le plus d’armes possible en attendant le vaccin », souligne Chantal Brèthes, présidente de l’OP palmipèdes de Maïsadour. À la veille de ce qui pourrait être une cinquième crise due à l’influenza aviaire dans le Sud-Ouest, les organisations de producteurs volailles de chair et palmipèdes viennent de tenir leur assemblée générale, le 8 novembre, à Haut-Mauco (Landes).

Côté volailles de chair, l’OP rassemble 387 éleveurs dans le Gers, les Landes et le Périgord. Sur l’exercice passé, 11,6 millions de volailles ont été produites, soit une baisse de 5,5 % liée à l’influenza aviaire. Mais la remise en place des animaux a été plus précoce cette année, « grâce à une forte mobilisation des équipes ».

Un mois de vide sanitaire

Sur les deux filières, Maïsadour a lancé le plan « Adour » de baisse de densité des élevages, basé sur une modélisation de l’école vétérinaire. « L’idée a été de trouver le juste équilibre pour ne pas descendre trop bas, afin notamment que les entreprises aval qui sont moins aidées continuent de travailler », résume Chantal Brèthes. De nombreuses exploitations seront donc vides à la période la plus délicate, du 15 décembre au 15 janvier, mais cette baisse de densité sera sensible, de fait, de mi-novembre à mi-février. L’enjeu est aussi « l’observance par tous des mesures de biosécurité ».

Les deux OP tiennent aussi à mettre en avant le bien-être animal, à travers le déploiement en 2023 de l’étiquetage idoine sur 100 % des volailles de chair et la plantation d’arbres dans 100 % des parcours palmipèdes d’ici à 2026.

Christophe Zoia
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