Le 14 janvier, l’Ensaia, l’école d’ingénieurs en agronomie et industries alimentaires, de l’université de Lorraine, a dévoilé la chaire Bio4Solutions qui sera lancée en septembre prochain.

Cette chaire a pour ambition d’accompagner la transition agroécologique au travers du déploiement des biosolutions, comprenant les solutions de biocontrôle, biostimulation et biofertilisation, en participant à la formation des professionnels et des futurs ingénieurs agronomes et en accompagnant la recherche. Pour ce faire, l’université de Lorraine s’appuie sur ses partenaires : le groupe Lorca, Agrauxine, BASF et PAT (Plant Advanced Technologies).

Une formation continue qui intéresse Lorca

Le premier objectif de la chaire porte sur la formation des professionnels agricoles à ces nouvelles solutions. Des cycles de formation continue leur seront proposés dès l’entrée en activité de la chaire. « Notre ambition est de former en continu nos techniciens. Il y a plus de 400 produits de biocontrôle, il faut que nos techniciens les connaissent et sachent faire le tri pour répondre aux attentes de nos agriculteurs », explique Alexandre Raguet, directeur général de Lorca.

Au cours d’une année universitaire, la formation s’articulera en deux temps :

la première phase, novembre à janvier, sera sous forme de webinaires (1 à 2 fois par semaine) pour acquérir les connaissances théoriques autour des biosolutions ;

la seconde phase, entre avril et juin, sera consacrée à la mise en œuvre des biosolutions (choix techniques, conséquences sur les performances agronomiques, économiques…) et reposera sur 1 à 3 journées de sessions de formation en présentiel.

Si, pour le moment, la chaire se concentre sur la formation des professionnels, elle proposera à l’échéance de 5 ans un cycle de formation aux étudiants de l’Ensaia puis, à terme, à l’université de Lorraine.

Mise en place d’essais avec les partenaires

Mais au-delà de la dimension pédagogique, « ce qui nous a intéressés dans le projet, c’est la mise en lien des différents acteurs de l’amont et de l’aval, de la recherche à l’agriculteur, en passant par les firmes, déclare Alexandre Raguet. Rencontrer, échanger et tester ensemble, avec la mise en place d’essais avec les partenaires, pour déterminer les solutions les plus adaptées aux conditions locales et les utiliser en connaissance de cause. »

Mettre le système en mouvement

« On doit se diriger vers des systèmes de production incluant plus de leviers de protection des plantes, rappelle Hugo Bony, directeur général d’Agrauxine, spécialiste des biosolutions. Cela fait partie des enjeux de notre entreprise, on appelle à une transition vers des systèmes agroécologiques. Avec cette chaire, on est dans une démarche sociétale et de pédagogie, nous voulons contribuer à mettre le système en mouvement. »

Dans un premier temps, Agrauxine apportera un appui financier pluriannuel à la chaire, « on espère par la suite contribuer aux axes de formation avec notre vision de pure player des biosolutions », ajoute-t-il.

Lucie Petit
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