Le projet de texte est en cours d’étude à La Coopération agricole et à la Fédération du négoce agricole, qui nous livrent leur analyse. « C’est une première mouture, commente Gaëtane Le Breuil, responsable environnement et appro à LCA Métiers du grain. Elle précise les objectifs contraignants que les États membres devront atteindre. Mais il faudra voir comment ce texte évolue, et quels sont les moyens donnés au secteur agricole. Le moindre recours aux produits phytopharmaceutiques nécessite un financement pérenne et structuré ainsi qu’un accès compétitif pour les producteurs à des solutions alternatives, innovantes et efficaces. Outre l’accompagnement des agriculteurs, il ne faudra pas négliger celui de tout le secteur agricole et agroalimentaire, surtout dans un contexte économique qui est difficile pour tout le monde. Enfin, attention à ne pas oublier les objectifs de production. »

À la FNA, François Gibon défend la « productivité et la progressivité », et dénonce « une logique de décroissance ». « Les objectifs du texte ne risquent-ils pas d’être contraires à ceux sur le poids géostratégique de l’Union européenne, et sur la souveraineté alimentaire ? », questionne le directeur, évoquant le risque pour les pays du pourtour méditerranéen d’une baisse des exportations européennes. « Nous partageons tous l’objectif [de réduire les produits phytos], mais le calendrier ne peut pas être celui présenté. »

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