La finalisation de l’acquisition du groupe Soufflet était attendue depuis le feu vert donné par la Commission européenne le 22 novembre dernier. C’est désormais chose faite depuis 14 h ce jeudi 9 décembre, où Soufflet est devenu filiale d’InVivo.

« C’est un jour historique pour l’agriculture. Qui aurait imaginé un jour que Soufflet serait racheté par InVivo », a déclaré devant la presse Thierry Blandinières, en exposant les premières décisions structurantes qui ont été prises.

Davantage de malt, moins de riz et de lentilles

En premier lieu, investir dans le malt. « Des partenaires français, KKR, Bpifrance et Crédit Agricole, nous ont rejoints à hauteur de 440 millions d’euros pour réaliser des acquisitions dans les années qui viennent. On peut ainsi investir 800 M€ pour faire en sorte que Soufflet malt double de taille dans cinq ans. »

Thierry Blandinières a également annoncé qu’InVivo venait d’entrer en négociations exclusives avec le groupe Avril pour la cession de Soufflet alimentaire (riz, lentilles, etc.), d’ici quatre à six mois. « Le cash sera réinvesti, notamment dans le développement du malt. »

Soufflet reste adhérent à Symphonie

Concernant Soufflet agriculture, il s’agit « d’investir dans des solutions innovantes et digitales » telles que Farmi, « de réinventer une autre agriculture ». « On le fait déjà avec nos coopératives, mais on pourra désormais le faire directement avec l’agriculteur », a-t-il ajouté, glissant d’ailleurs que « la transition est parfois un peu lente avec nos adhérents ».

Thierry Blandinières a assuré que Soufflet restait indépendant dans tous ses métiers. Et « si demain on veut aller plus loin, il faudra déposer à chaque fois un dossier à l’Autorité de la concurrence ». Ainsi, à propos du trading, « il y aura sûrement quelques synergies mais ce sera à la marge ». De la même façon, Soufflet agriculture reste adhérent à la centrale d’achat Symphonie.

Plus de mandat officiel pour la famille Soufflet

L’organisation actuelle perdure dans les grandes lignes, mais à compter de ce jour, Philippe Mangin, président d’InVivo, remplace Michel Soufflet à la présidence du conseil de surveillance, et Thierry Blandinières succède à Jean-Michel Soufflet à la présidence du directoire. Si la famille Soufflet n’a plus de mandat officiel, elle restera en accompagnement encore quelque temps.

« On a créé un directoire beaucoup plus opérationnel, recentré autour de six personnes, qui se réunira tous les quinze jours dès demain. L’idée est d’avoir une organisation en place dans trois mois. »

Renaud Fourreaux
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