Le colza plébiscité dans les assolements

Avec 1,372 Mha, les surfaces françaises de colza de la campagne 2025-2026 dépasseraient de plus de 150 000 ha la moyenne quinquennale.
Avec 1,372 Mha, les surfaces françaises de colza de la campagne 2025-2026 dépasseraient de plus de 150 000 ha la moyenne quinquennale. © Cédric FAIMALI/GFA

Les chiffres de février d’Agreste confirment la poussée du colza dans les surfaces de cultures d’hiver.

Un bond de 8 %. Les statistiques d’Agreste publiées mardi 10 février ont confirmé la belle progression des surfaces semées en colza en France pour la prochaine récolte. De 1,270 million d’hectares en 2025, la sole passerait à 1,372 Mha pour 2026. Cette hausse succède à la baisse de l’an dernier mais dépasse surtout la moyenne observée sur 2021-2025 à 1,23 Mha. Agreste montre que ce phénomène est particulièrement marqué en Bourgogne où le colza progresse de 15 % sur un an à un niveau 40 % supérieur à la période 2021-2025.

Blé et orge s’étendent aussi

Les bonnes conditions climatiques aidant, les céréales d’hiver ont aussi gagné du terrain dans les surfaces agricoles. Le blé tendre gagne 2,8 % sur un an à 4,589 Mha quand l’orge d’hiver bondit de 5,3 % avec 1,256 Mha. Là aussi, avec quelques disparités notamment en blé tendre selon les régions. « Un rebond de 9 % serait enregistré en Centre-Val de Loire, après deux années consécutives de recul, est-il précisé. A contrario, les surfaces diminueraient légèrement dans le Grand Est, principalement en Champagne-Ardenne. »

Mais les bonnes conditions de semis ont laissé place à des épisodes météorologiques plus difficiles ces dernières semaines, ce que pointe Agreste. « Des excès de précipitations ont pu affecter les cultures sur des terrains hydromorphes, en particulier en Lorraine, ou retarder les travaux d’apports azotés en Occitanie », s’inquiète l’organisme.

Retour de Céré’Obs

FranceAgriMer a de son côté publié son premier bulletin d’observation Céré’Obs de l’année 2026 et il reste positif. Les blés tendres en conditions bonnes à très bonnes atteignent 91 % début février, à comparer avec le faible chiffre de 2025 à la même époque de 73 %. Les voyants sont aussi au vert pour l’orge d’hiver qui affiche des conditions bonnes à très bonnes à 88 %, contre 68 % il y a un an.

Pour les orges de printemps enfin, FranceAgriMer estime que 30 % des semis ont été réalisés, surpassant la moyenne quinquennale établie à 23 %. Ces observations ayant été réalisées entre le 2 et le 9 février, il faudra donc encore patienter pour voir les effets éventuels des fortes précipitations de ces dernières semaines.

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