Deuil : « On a toujours fait comme ça ! » Cette phrase, souvent prononcée au début d’un coaching dédié au changement, montre combien la résistance à changer peut être forte. Elle représente un déni devant une situation qui nécessite et implique une transformation. Certains ressentent de la colère, de la tristesse ou de la peur, à l’idée de devoir abandonner leurs habitudes et leurs automatismes. Il faut, littéralement, faire son deuil, car renoncer à ce qu’on faisait « toujours comme ça », c’est aussi renoncer, en partie, au rôle que nous tenons dans l’instant présent. Il s’agit d’un processus de déconstruction de soi que nous devons mettre en action. Le niveau de complexité du quotidien semble soudain insurmontable par les transformations que le contexte demande. Nous savons où nous sommes (plus ou moins) et préférons en rester là. Il y a des deuils à faire, mais aussi des peurs à lever. Ce n’est pas toujours simple !

Négociation : « On ne va pas tout changer quand même ! » La tentation de regarder dans le rétroviseur est grande. Certains résistent à aller de l’avant en négociant des « morceaux d’hier » pour tenter de les replacer dans ce futur sur lequel on travaille. On s’accroche, on négocie, on marchande même. À l’idée de devoir renoncer et lâcher une partie de nous, la tristesse est souvent de la partie. Le coup de déprime peut aussi nous gagner. Comment avancer sans vouloir réellement le faire ? Comment changer en ne voulant pas ou peu changer ? Se faire aider et guider est un choix fort dans cette phase du changement, pour créer le déclic, l’insight, comme disent les coaches dans leur jargon.

Acceptation : « D’accord, alors comment on fait ? » Le rôle du coach, à ce moment clé, est d’accompagner la prise de conscience et l’acceptation du processus, par son regard extérieur. Il peut encore rester de la fébrilité pendant la mise en place du changement, qui peut prendre plusieurs formes : nouvel environnement, évolution des méthodes de travail, déménagement ou nouveau poste. L’important, dans ce moment, est de sentir le soutien et bénéficier des encouragements de l’entourage, du manager… Et de la direction, bien sûr. Apprendre à demander et fournir des feed-back est l’un des points le plus souvent travaillés en accompagnement. L’intention se doit d’être forte dans cette phase, à la fois au niveau individuel et au niveau collectif (l’équipe et/ou l’entreprise dans sa globalité).

Sens : « Maintenant je comprends à quoi ça sert. » Ça y est. Chacun a intégré le sens du changement qui a été proposé (parfois imposé) dans le cadre professionnel. Les processus ont évolué, le contexte aussi. Intérioriser les raisons de cette évolution permet de se (re) mettre en action. Après que l’individu est sorti de sa zone de confort, les résistances et le sentiment de lourdeur des premiers instants font place à une nouvelle aisance. On prend ses marques. L’attention portée aux actions va avoir un impact sur notre manière d’être, et réciproquement : le savoir-faire et le savoir-être s’alignent. Notre vrai « soi » s’exprime avec de plus en plus de fluidité. Le sens est le cœur du développement de l’identité personnelle, professionnelle, relationnelle, managériale.

Engagement : « On réussit ensemble et on veut que ça marche ! » Forte de cette prise de conscience, l’équipe est à nouveau mobilisée, engagée. Son énergie redevient forte et intense. Le passage à l’action est fluidifié. Chacun a appris à recevoir et à demander des signes de reconnaissance. Parvenir à cette étape est primordial : l’engagement collectif mène l’entreprise vers le succès, avec une plus grande résilience. C’est surtout le signe que tout le monde se sent bien dans la nouvelle situation. Au-delà du développement identitaire de la personne, c’est le développement opérationnel (celui des équipes) qui en bénéficie et, in fine, celui de l’organisation dans son ensemble.

Travailler collectivement, poser clairement les objectifs, donner un cadre, mettre en place les outils de l’intelligence collective, élaborer et déployer une vision partagée : ces accompagnements de coaching facilitent le changement et favorisent l’engagement. Ce qui était considéré comme une épreuve devient une expérience – un acquis – dont il faudra se souvenir pour en faire une force lors du prochain… changement.

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Philippe Lorain, fondateur de Profil Coaching en 2018, a créé Terre de Coaching, offre dédiée au secteur agri et agro. plorain@profil-coaching.com,