Terres du Sud renforce son financement avec Sofiprotéol et Unigrains

« L’accompagnement d’Unigrains et de Sofiprotéol est stratégique pour renforcer nos moyens de financement », souligne Patrick Darricau, DGA du groupe coopératif Terres du Sud.
« L’accompagnement d’Unigrains et de Sofiprotéol est stratégique pour renforcer nos moyens de financement », souligne Patrick Darricau, DGA du groupe coopératif Terres du Sud. ©Terres du Sud

Afin de poursuivre son projet « Développeur de terroirs », le groupe coopératif Terres du Sud vient de consolider pour la seconde fois sa capacité financière avec Sofiprotéol et Unigrains.

Après avoir mis en place un dispositif de quasi-fonds propres en 2022, avec Sofiprotéol et Unigrains, pour financer son projet stratégique « Développeur de terroirs », le groupe coopératif Terres du Sud a renforcé cet instrument financier depuis le 9 janvier avec un complément de financement souscrit par les deux établissements financiers, encouragés par la progression des résultats du groupe et ses engagements. Terres du Sud reste discret sur les montants engagés pour une période de sept ans.

« Le groupe Terres du Sud fait partie des structures à dimension régionale qui ont des leviers importants pour mettre en place la transition agroécologique et aborder les défis, souligne Florence Alin, directrice de participation chez Unigrains. Ce groupe affiche de vraies ambitions en s’engageant sur des résultats avec un projet d’agriculture qualitative et valorisant pour les producteurs et leur région. Et il a su opérer un redressement de la rentabilité de ses activités et bénéficie d’un management stable et solide. »

En pleine phase d’accélération

Pour Patrick Darricau, directeur général adjoint de Terres du Sud, « l’accompagnement d’Unigrains et de Sofiprotéol est stratégique pour renforcer nos moyens de financement dans un contexte où une coopérative est limitée, du fait de son statut, dans les solutions de renforcement de ses fonds propres ».

Le groupe est notamment en pleine phase d’accélération de ses projets à l’image de sa prise de participation dans le distributeur de matériel d’irrigation Agri 32, du déploiement, depuis quatre ans, de la relation omnicanale avec ses agriculteurs grâce à son offre Agrifeel. Ou encore du renforcement de ses filières canard (3 à 5 M€ d’investissement d’ici deux ans) et volaille de chair avec l’adaptation aux nouvelles tendances de consommation.

Des indicateurs associés au financement

Les deux établissements financiers associent leur accompagnement au respect de certains objectifs et critères en matière de RSE. Pour sa part, Unigrains a mis en place, depuis un certain temps déjà, un système de bonus-malus afin d’inciter à aller vers les objectifs fixés.

« Nous restons pragmatiques dans notre approche en prenant l’entreprise là où elle en est en termes de RSE, développe Florence Alin. Nous décidons avec elle des objectifs à atteindre, par exemple, en matière d’économie d’énergie, de développement du biocontrôle ou autres pratiques de production durable. Sans oublier la politique salariale, la sécurité des salariés et les perspectives d’évolution de carrière afin d’être attractif. »

Application d’un bonus

De son côté, Sofiprotéol choisit avec l’entreprise trois à cinq critères ESG (environnemental, social et de gouvernance) pour lesquels sont définies des trajectoires de progrès atteignables tout en étant ambitieuses. « Nous appliquons un bonus en termes d’intérêts financiers si l’entreprise performe », précise Cyril Melin, directeur associé de Sofiprotéol qui a mis en place un socle commun à ses participations avec trois critères autour de la santé et de la sécurité (avec l’appui du programme SofiCare), de la gouvernance et du carbone.

À ces critères, viennent s’ajouter un à deux indicateurs spécifiques à l’entreprise. « Dans le cas de Terres du Sud, nous avons un critère concernant le développement des solutions alternatives aux produits de protection des plantes de synthèse et un critère sur le bien-être animal », poursuit Cyril Melin.

Dans une démarche RSE depuis six ans

Ayant entrepris sa démarche RSE en 2018 et soumis à la DPEF (déclaration de performance extra-financière) depuis deux ans, le groupe Terres du Sud est bien rodé à ce type d’approche abordé comme une démarche de progrès. D’ailleurs, en 2023, le groupe Terres du Sud a structuré un plan de développement ambitieux, nommé « Terroirs durables », pour répondre aux attentes de ses parties prenantes.

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