« Lorsque nous avons appris que la mairie souhaitait faire de notre site un nouveau quartier, nous y étions d’abord opposés, explique Christophe Grison, président de Valfrance. Puis nous y avons réfléchi et avons décidé de faire de cette contrainte une opportunité. » C’est ainsi que la coopérative de l’Oise vient de quitter l’avenue Clémenceau, dans le centre de Senlis, pour l’avenue du Poteau, dans sa périphérie. Et qu’elle a profité de ce déménagement pour regrouper ses deux usines de semences, celles de Senlis et de Verneuil-l’Étang, en une seule.

Christophe Grison, président de Valfrance (à dr.), et Laurent Vittoz, directeur général : « Nous avons fait d’une contrainte une opportunité. » © B. CAILLIEZ

35 000 m2 couverts

Valfrance a eu l’opportunité de racheter les locaux d’une ancienne entreprise de messagerie implantés sur une surface de 7 ha, dont 35 000 m2 couverts, les 4 000 m2 de bureaux compris. Montant de l’investissement : 26 millions d’euros, dont 1 M€ de subventions de FranceAgriMer et 280 000 € de la Région Hauts-de-France.

« L’usine a été construite sur le système de la marche en avant, avec deux chaînes de triage identiques, entièrement automatisées, indique Frédéric Guilbert, responsable du service semences à la coopérative. La première, dédiée spécifiquement aux céréales à paille, dispose d’une capacité de triage de 25 t/h pour le blé, à l’entrée. Sur la deuxième, nous avons installé en plus un calibreur à maïs, qui trie les semences en quatre calibres différents. »

Frédéric Guilbert, responsable du service semences de Valfrance : « L’usine bénéficie d’une capacité à l’automne de 30 000 tonnes. » © B. CAILLIEZ

La « Rolls » du triage

« Nous avons opté pour des équipements Cimbria, la Rolls du triage, précise-t-il. L’usine bénéficie d’une capacité à l’automne de 30 000 t. Au printemps, elle triera et préparera 15 000 t supplémentaires de céréales, protéagineux et maïs. » Le service semences fonctionne, tout compris, avec 35 permanents. La coopérative va trier les semences produites par ses adhérents sur 5 500 ha. Mais aussi pour le maïs, avec des semences qui viennent d’ailleurs, et qui seront uniquement triées, traitées et conditionnées chez Valfrance, avant d’être réexpédiées essentiellement vers les pays d’Europe du Nord.

En plus des semences qu’elle produit pour ses propres adhérents, la coopérative commercialise des semences pour le circuit long, et répond aux besoins d’autres semenciers, sous forme de prestation de service.

Blandine Cailliez
Contenu réservé aux abonnés Agrodistribution
pour vous connecter et poursuivre la lecture
20%

Vous avez parcouru 20% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à Agrodistribution
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Profitez de notre progressive web app
  • > Recevez les 4 newsletters
  • > Recevez 1 numéros chez vous
J'en profite !