La moisson 2024 catastrophique avait plombé le premier semestre 2025 pour le port de La Rochelle, mais à l’heure du bilan annuel, les chiffres sont repassés au vert. Avec un total de 3 471 063 tonnes de céréales et oléagineux chargés sur l’année, c’est même un bond de 15 % des tonnages par rapport à 2024. Si les blés n’ont pas pu rattraper leur retard avec un recul de 13 %, les orges ont dépassé 1,07 Mt, soit plus du double entre 2024 et 2025.
Montée en puissance sur le dernier trimestre
« L’orge fourragère a bénéficié de beaux volumes, principalement exportés vers la Chine et le Moyen-Orient, aidée en cela par des cours favorables », précise le port dans un communiqué. En maïs aussi, la progression est marquée. Le volume passe de 251 718 t à 539 150 t. Des chiffres que les opérateurs n’avaient pas forcément anticipés.
« En termes de volumes traités, l’année 2025 a été bien meilleure que prévu », se félicite Vincent Poudevigne, directeur général du Groupe Sica Atlantique. « Après un premier semestre plutôt calme, le second a été plus actif avec une montée en puissance sur le dernier trimestre, en particulier sur les céréales. »
« Un doublement des volumes en 2026 »
Sur le vrac agricole, là aussi la progression est notable. Un volume de 842 896 t supplémentaires sur l’année a été observé, soit une hausse de 10 %. Une embellie portée par l’alimentation animale qui représente 80 %. « L’alimentation animale évolue positivement du fait d’une diversification des importateurs, ce qui laisse envisager un doublement des volumes en 2026 », entrevoit le port. L’inquiétude demeure toutefois sur l’évolution des volumes d’engrais d’importation à partir de cette année, suspendus au sort du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).


