Au travers d’OleoZe, lancée en février 2020, Saipol a collecté 80 000 t de graines oléagineuses (80 % de colza et 20 % de tournesol) en 2020 pour la vente d’énergies bas carbone, « soit l’équivalent de 120 000 t d’émissions de CO2 évitées », traduit l’industriel.

Un bonus GES de 25 €/t en moyenne

Les ventes des agriculteurs et des collecteurs se sont d’ailleurs accélérées depuis cet automne puisque lors du précédent bilan d’OleoZe à six mois de fonctionnement, 10 000 t avaient été contractualisées au 15 septembre dernier.

La vente d’énergie bas carbone a permis de rémunérer les oléagineux avec un bonus GES « qui a atteint jusque 40 €/t de graines en 2020, et 25 €/t en moyenne ».

90 % des achats via les OS

Si 10 % de la collecte de ces graines bas GES a été effectuée en direct ferme, la grande majorité l’a été via les organismes stockeurs certifiés, une quinzaine selon OleoZe, dont sept avec lesquels des partenariats ont été signés : Agrial, Agrotrade, ComparateurAgricole.com, coopérative de Bonneval, Grains d’Oc, Scael et Thomas Négoce.

« Pour les OS, signer un contrat de partenariat leur confère une visibilité comme acteur engagé pour développer notre démarche de valorisation des pratiques agricoles durables », souligne Camille Polleux, chef de projet marketing chez Saipol.

Pas d’objectif communiqué pour 2021, mais la plateforme maintient son ambition de 300 000 t/an d’ici 2024, soit 7 à 8 % du sourcing de Saipol.

Renaud Fourreaux