À la suite des nombreuses remontées des négoces de son périmètre sur leurs difficultés de recrutement, le Naca, groupement des syndicats du négoce agricole Centre-Atlantique, a souhaité engager une action commune pour les accompagner face à cette problématique.

Dans cette optique, une enquête a été lancée en juin dernier auprès des 110 entreprises membres sur leurs besoins en recrutement. « Nous voulions avoir une photographie de la situation à un instant T avant d’entreprendre toute action », commente Simon Aimar, directeur du Naca.

TC, chauffeurs, magasiniers, agents de silo

De la vingtaine de réponses recueillies, il ressort un besoin en une cinquantaine de postes en CDI et une centaine de contrats courts (CDD, intérim, alternance, saisonnier), pour le second semestre 2022. « Si nous extrapolons à l’échelle de l’ensemble des entreprises, ça représente sûrement quelques centaines d’emplois. »

Les besoins en contrats CDI concernent principalement les métiers de technico-commercial, chauffeur poids-lourds, magasinier et conducteur de silo. Pour l’alternance, les entreprises recherchent surtout des technico-commerciaux, des qualiticiens et des profils RH.

Une campagne de communication

À partir de cet état des lieux, plusieurs axes de travail ont été définis, s’inspirant notamment des suggestions des négociants via le questionnaire qui leur avait été envoyé. « Nous comptons ainsi aller voir l’administration, comme Pôle emploi, pour développer des partenariats afin de faciliter le recrutement. Nous avons à mieux faire connaître nos métiers auprès des diverses institutions », détaille Simon Aimar.

Justement, pour mieux faire connaître ces métiers, une campagne de communication est envisagée à partir de vidéos tournées chez les négociants mettant en avant différents profils de salariés. Ces supports vidéo seront diffusés à travers les réseaux sociaux avec pour objectif de toucher plus particulièrement les jeunes.

Travailler avec les agences d’intérim

Le Naca a commencé également à se rapprocher des agences de travail temporaires en présentant un dossier complet sur les besoins des entreprises. Une même démarche est réalisée auprès des cabinets de recrutement. « Nous allons étudier avec eux la façon dont nous pouvons travailler ensemble. »

Tout comme il compte renforcer sa présence auprès des écoles par une participation accrue aux forums métiers ou emploi. « Nous profiterons aussi des salons, que nous ayons un stand ou pas, pour mettre en avant une touche emploi », ajoute Simon Aimar.

Hélène Laurandel
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