Les mélanges de variétés gagnent chaque année du terrain. Lancés en blé tendre par les agriculteurs il y a une trentaine d’années, ils se sont plus récemment développés en colza et en maïs fourrage. Les maïsiculteurs ont très vite rattrapé et même dépassé les producteurs de blé dans cette démarche, puisque 33 % déclarent avoir prévu de semer des variétés en mélange cette année pour leurs ensilages. Plus des deux tiers d’entre eux (23 % des producteurs de maïs) sont même prêts à emblaver ainsi la totalité de leurs surfaces de maïs ensilage.

En blé et colza, un quart des agriculteurs adeptes

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En blé tendre d’hiver, ce sont 25 % des agriculteurs qui ont semé des mélanges de variétés à l’automne 2020, dont près de la moitié (12 %) pour la totalité de leurs emblavements. C’est parmi les éleveurs que l’on trouve le plus d’adeptes des semis de blé en mélange, 33 % en ont semé pour la campagne 2020-2021, ainsi que parmi les agriculteurs de 50 ans et plus (29 %). Les producteurs de colza sont aussi un peu plus d’un quart (27 %) à avoir ensemencé des mélanges de variétés à l’automne 2020, avec là encore, plus de deux sur trois (19 %), sur la totalité de leur surface de colza.

Premiers mélanges prêts à l’emploi

Pour accompagner le mouvement engagé par les agriculteurs, les semenciers ont obtenu l’autorisation de commercialiser des variétés en mélange dans un même sac en blé, en 2017. Des entreprises semencières, comme Semences de France et Panam-Energy Seeds, ont profité de cette opportunité offerte en céréales pour proposer, à partir de cette année, des mélanges de variétés « prêts à l’emploi » en maïs. La réglementation ne le permet pas encore en colza.

Blandine Cailliez