Le 9 décembre prochain à Lyon, va se tenir la première journée de rencontre annuelle des techniciens du vivant qui ont suivi la formation éponyme lancée fin 2020 par le mouvement Pour une agriculture du vivant. Cette journée de conférence vient compléter tout un parcours constitué d’une formation initiale, d’ateliers en webinaire et de visites de fermes pionnières, et est ouverte à toute organisation souhaitant accompagner les agriculteurs sur la transition agroécologique.

Témoignages de Noriap et de Vivescia

Cet évènement s’inscrit dans le cadre du projet Pachamama, lancé en 2020 par Danone et Blédina pour accompagner les agriculteurs dans la mise en œuvre de pratiques d’agriculture régénératrice en faveur de la santé des sols et de la biodiversité. Ces deux industriels font partie des 70 membres de Pour une agriculture du vivant, tout comme d’ailleurs Soufflet, Cristal Union ou encore InVivo Foundation.

Cette journée est notamment émaillée des témoignages de trois conseillers des coopératives Noriap (Pierre-Antoine Brunel, expert conservation des sols), Vivescia (Jean-Luc Forrler, chef projet conservation des sols) et Pom’Evasion (Sébastien Sérot, ingénieur conseil) sur les évolutions des missions du service agronomique, la façon d’engager les agriculteurs et de les faire progresser, ainsi que les méthodes de travail.

Découvrir la formation phare du collectif

Différents outils seront également présentés, dont l’indice de régénération conçu par le mouvement et qui a fait l’objet de près de 1 500 diagnostics d’exploitations agricoles, simulations comprises à partir du simulateur accessible en ligne.

Cette rencontre annuelle est également une opportunité pour les entreprises non adhérentes de découvrir une des formations phares du collectif, celle de technicien du vivant qui s’adresse aux techniciens et conseillers d’organismes, dont les coopératives et négoces. À ce jour, une soixantaine est ainsi formée.

Bientôt un calendrier de visites de fermes pionnières

Cette formation devrait intégrer dorénavant plus de rendez-vous terrain car « les techniciens en sont très demandeurs, précise Alexandre Boidron, coordinateur technique au sein du mouvement. Nous préparons un calendrier de visites thématiques sur des fermes pionnières avec la présence d’un expert agronome. »

Ces visites font partie de la formation continue des techniciens du vivant dont l’habilitation est délivrée pour un an. Afin d’assurer un certain niveau de compétences, ils sont alors invités à continuer de se former pour pouvoir être de nouveau habilités. « Ils peuvent également suivre un des webinaires proposés, ajoute Camille Hamard, responsable développement de l’offre. En outre, en amenant les techniciens à se rencontrer, nous souhaitons inciter la mise en place entre eux de réseaux. »

Hélène Laurandel